Publié le mardi 24 janvier 2012 - 18h00
La Fédération nationale bovine (FNB) a annoncé mardi lors d'une conférence de presse à Paris, son intention de mettre en place un plan de relance de la production, qu'elle estime stratégique pour la filière bovine française. C'est ce qu'elle proposera au ministre de l'Agriculture lors de son assemblée générale les 7 et 8 février prochains à Brumath (Bas-Rhin), près de Strasbourg.
« La relance de la production passe par une sécurisation du revenu des éleveurs, assure Pierre Chevalier, le président de la FNB. C'est ce que nous proposons de faire avec la contractualisation. » Les discussions sont encore en cours à l'interprofession. La FNB plaide toujours pour la prise en compte des coûts de production des bovins dans les contrats.
La FNB maintient le cap sur l'exportation et insiste sur la nécessité de trouver un équilibre entre les exportations de bovins de boucherie vivants, de broutards et l'engraissement d'animaux abattus en France. « Ce sont les marchés qui soutiennent les prix, insiste Guy Hermouet, le premier vice-président de la FNB. Si on ne va pas à l'exportation, on ne pourra pas développer l'élevage et soutenir les entreprises. Il n'y aura pas d'élevage sans revenu ! »
Pour développer la production, la FNB a besoin d'outils, et notamment d'outils en lien avec la Pac d'après 2013. « La proposition actuelle de la Commission abandonne le troupeau allaitant en enterrant les références historiques », note Jean-Pierre Fleury, le secrétaire général de la FNB. Ce qui conduit le syndicat à demander le maintien d'une prime à la vache allaitante couplée d'un montant de 200 € par vache applicable à toutes les vaches présentes dans les exploitations.
La FNB veut aussi revoir les règles concernant les soutiens aux prairies. Elle demande que les éleveurs aient le droit d'intégrer une partie de leurs prairies naturelles à leur rotation. Autrement dit, que les éleveurs puissent retourner des prairies, et consacrer ces surfaces à la culture de céréales à paille ou de maïs par exemple. Cela permettrait aux exploitations de se rapprocher de l'autonomie en fourrage.
Visionnez l'interview de Pierre Chevalier.
E.R.
mercredi 25 janvier 2012 - 16h28
bernarddehut
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