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UE-Mercosur

10 Etats membres s'opposent à la relance des négociations

Publié le mardi 11 mai 2010 - 18h34

Une dizaine de pays de européens menés par la France estiment que la reprise des négociations commerciales entre l'UE et le Mercosur constitue un « très mauvais signal pour l'agriculture européenne », à quelques jours d'un sommet UE-Mercosur, le 17 mai à Madrid.

 

Dans un document commun qui doit être soumis lundi aux ministres européens de l'Agriculture, les délégations autrichienne, irlandaise, grecque, française, hongroise, luxembourgeoise, polonaise et finlandaise « regrettent » la décision de la Commission européenne de reprendre ces négociations interrompues en 2004. Roumains et Chypriotes se sont ensuite associés à cette démarche, selon un diplomate européen.

 

En parallèle à la réunion des ministres de l'Agriculture, lundi, la présidence espagnole de l'UE, favorable à cette reprise, entend relancer formellement à Madrid ces négociations avec les dirigeants des pays membres de l'organisation économique sud-américaine (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay).

 

S'ils reconnaissent que la décision relève de la compétence de la Commission européenne, les auteurs du texte commun critiquent le fait qu'elle « ait été prise sans débat politique préalable » et « sans débat sur l'impact économique possible d'un accord avec le Mercosur (...) alors que les intérêts agricoles stratégiques de l'UE sont clairement en jeu ».

 

Ils jugent « inacceptable » d'envisager « de nouvelles concessions agricoles européennes », après celles offertes par la Commission en juillet 2008 dans le cadre des négociations de l'OMC du cycle de Doha, qui constituent déjà « une limite ultime » et provoqueraient des « pertes majeures dans le secteur agricole de l'UE ».

 

Les dix pays demandent à la Commission de démontrer « comment elle entend faire en sorte que l'UE ne paye pas deux fois, alors que les pays du Mercosur seraient déjà parmi les principaux bénéficiaires des concessions agricoles » de juillet 2008 dans le cadre du cycle de Doha.

 

Ils réclament aussi « une analyse détaillée de l'impact social, économique et environnemental » du résultat attendu des négociations.


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Les commentaires (1)

Titre

mercredi 12 mai 2010 - 14h33

Il faut retirer ses pouvoirs exorbitants à la commission de Bruxelles afin de l'empêcher de se comporter en dictature. Mme Fisher Boel est partie, tant mieux; maintenant il faut "virer" M.Baroso, son initiative est un danger public pour l'agriculture européenne!

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