Publié le jeudi 25 février 2010 - 15h15
Le verger de pruniers d'ente de l'IGP pruneau d'Agen est vieillissant. A vingt-huit ans d'âge moyen, il ne produit plus que de 3,5 à 4 tonnes par hectare, quand les vergers concurrents de la Californie ou du Chili sont à 6 ou 7 t/ha. Pour retrouver de la compétitivité, la filière veut engager un plan stratégique.
« Si nous ne voulons pas que notre filière disparaisse, nous devons nous engager dans un plan d'adaptation », analysait Claude Crouzet, président du Comité économique du pruneau, lors de la dernière Journée de la prune, à Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-Garonne).
« Nous devons renouveler la quasi-totalité du verger, soit 8.000 hectares, d'ici à 2020, afin qu'il soit en production en 2025, année à partir de laquelle il n'y aura presque plus d'aides pour les producteurs. Cela implique de négocier avec les pépiniéristes un partenariat fondé sur un cahier des charges tenant compte de la quantité de plants nécessaires (400 plants par hectare), de leur qualité et de leur traçabilité, mais nous devons aussi trouver des financements », a-t-il expliqué.
La filière compte sur les aides prévues dans le cadre des programmes opérationnels des organisations de producteurs et sur les fonds européens. Le nouveau verger bénéficiera des techniques de plantation à haute densité, avec des arbres plus petits, afin d'obtenir une meilleure résistance au vent et une bonne productivité (6 t/ha), tout en préservant le calibre et la qualité des fruits, point fort de la production française.
Des efforts devront aussi être faits sur le séchage des prunes. Le Comité économique du pruneau propose de rationaliser le parc de fours, en allongeant les périodes d'utilisation avec, en parallèle, l'utilisation du stockage au froid. Investir dans des récupérateurs de chaleur et une meilleure isolation permettrait de réaliser de 20 à 30 % d'économies d'énergie.
Enfin, la filière compte sur les biotechnologies pour avancer dans les techniques de production (désinfection des sols, libération des engrais présents dans le sol) et de séchage (énergies renouvelables, séchage par le froid).
| Une bonne année en 2009
Meilleure que celle de 2008, la récolte de 2009, d'environ 40.000 tonnes, est « d'excellente qualité » et a été vendue à un « prix moyen correct ». Mais le produit souffre d'une baisse de la consommation française et d'une forte concurrence à l'exportation, liée à la parité du dollar. |
F.Q.
vendredi 26 février 2010 - 19h29
djmb
Voir son profil
Le commentaire d'article est réservé aux abonnés de La France Agricole.
Si vous êtes abonné, identifiez-vous dans le bloc "services experts"
situé en haut à droite de la page.
Si vous voulez vous abonner et profiter de tous les contenus du site ainsi que de l’édition papier de La France Agricole, cliquez sur le lien ci-dessous :
Porc : « Les éleveurs bretons perdent près de 45.000 € par exploitation par an » (FDSEA 29)
Vendredi 25 mai 2012
...
Groupama : le président Jean-Luc Baucherel mettra fin à son mandat à la fin de 2012
Vendredi 25 mai 2012
...
Investissement forestier : « Une valeur refuge » pour un tiers des internautes (sondage)
Vendredi 25 mai 2012
...
Je suis abonné(e),
Nos offres d'abonnement
simples ou couplées,
à nos publications
hebdomadaires
et mensuelles
Découvrir nos Offres