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/ Actualités / Pollution routière/Champs : l'Inra et Airparif mesurent sa présence dans le ray-grass Publié le mercredi 24 août 2011 - 19h31
Des mesures réalisées par Airparif et l'Inra durant un mois sur une exploitation agricole longeant l'autoroute A6, près de Paris, ont mis en évidence la concentration de différents polluants et dépôts métalliques liés au trafic et notamment leur accumulation dans les feuilles de ray-grass.
Cette étude réalisée dans le cadre du projet de recherche « Pollution de proximité, transport et agriculture » (PPTA) piloté par l'Inra-AgroParisTech voulait évaluer les risques de dépôt de polluants sur les espaces cultivés le long des voies de circulation. Elle confirme, si l'on en doutait, que plus on se rapproche de l'autoroute, plus la concentration de polluants et des dépôts métalliques (fer, plomb, cuivre et zinc) liés au trafic augmente.
Les mesures réalisées par l'Inra sur le ray-grass de l'exploitation indiquent pour le dioxyde d'azote que l'impact de l'autoroute est toujours observable à 120 m de l'axe routier. Pour les dépôts de fer, l'impact est perceptible jusqu'à 30 m. Il n'est que de quelques mètres pour le plomb et le cuivre.
De son côté, Airparif a testé ses modèles de simulation de la dispersion et de dépôts des polluants au voisinage des routes. Ils se sont révélés satisfaisants pour simuler les concentrations de polluants atmosphériques de 10 à 100 m de l'A6. En revanche, indique Airparif, leurs prédictions des niveaux de dépôts métalliques divergent et sont différents des mesures de terrain.
Une nouvelle campagne, plus longue (au moins trois mois), devrait être lancée pour affiner les simulations.
Par ailleurs, dans un second volet de l'étude PPTA, les sociologues de l'Inra ont interrogé des agriculteurs dans la plaine de Versailles, à dominante céréalière, et dans la plaine de la Bièvre, à dominante maraîchère. Ceux-ci envisagent mal de supporter seuls le coût des nuissances liées au trafic, comme la réduction des surfaces cultivables imposées par la notion de « distance de sécurité » prise en compte dans certaines filières agricoles.
Il en ressort que seule une concertation avec tous les responsables concernés pourrait déboucher sur une solution équitable.
mercredi 24 août 2011 - 21h31
berber40
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