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OGM

Un rapport remet en question la position française (Interel)

Publié le vendredi 04 septembre 2009 - 17h39

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Le cabinet de conseil en affaires publiques Interel, dans un rapport intitulé «OGM: La France a-t-elle renoncé?», veut ranimer le débat concernant la position de la France par rapport aux OGM.

Actuellement, si aucun OGM n'est autorisé à la culture en France depuis l'adoption du moratoire concernant le maïs Mon 810, les cultures génétiquement modifiées progressent dans le monde entier. Selon Interel, 25 pays cultivent au total 125 millions d'hectares OGM, la moitié étant du soja.

Et si les Etats-Unis cultivent plus de la moitié des surfaces OGM dans le monde, 90% des agriculteurs cultivant des OGM sont des paysans à faible revenus dans des pays en développement.

Le cabinet de conseil souligne le bénéfice de cette nouvelle technologie pour les pays émergents comme l'Inde, la Chine, l'Argentine, le Brésil et l'Afrique du Sud, dont les rendements en maïs, soja, riz et coton ont fait un bond en avant.

«Le développement de l'agriculture dans les pays pauvres passe entte autres par les OGM», insiste le rapport, qui prône notamment le développement de semences génétiquement modifiées pour résister à la sécheresse.

En France, le moratoire sur le maïs Mon 810 ne règle aucun problème, selon le cabinet Interel, qui rappelle que les OGM sont «une réalité quotidienne, à travers les matières premières agricoles ou les produits animaux transformés que nous importons massivement». Et de préciser que «plus de 80% des aliments composés utilisés dans l'alimentation animale en France sont étiquetés OGM».

«Le préjudice pour l'industrie européenne pourrait être très important», prévient Interel, dans la mesure où le système européen ne tient «pas compte de la réalité du commerce mondial.»

En France et plus généralement en Europe, le rapport épingle l'immobilisme et la longueur des procédures d'autorisation (de 2,5 ans à 10 ans quand elle n'excède pas 15 mois en moyenne aux Etats-Unis).

D'autre part, «la politique de risque zéro, [...] irréalisable au plan technique, introduit un risque juridique majeur qui peut conduire à une rupture des approvisionnements».

Enfin, la stigmatisation des OGM incite les entreprises de biotechnologies à délocaliser leurs recherches à l'étranger, ce qui représente un risque pour la recherche publique française. Celle-ci «risque de perdre non seulement sa capacité d'analyse, mais également son indépendance», selon les paroles du député Jean-Yves Le Déaut lors de la mission parlementaire de 2005 sur les OGM.

Regrettant la politisation et le détournement médiatique du débat, le plus souvent favorable aux anti-OGM, le rapport d'Interel conclut sur la nécessité de respecter, dans la pratique, la liberté de produire avec ou sans OGM, censée être garantie par la loi de 2008.

B.L.


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