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/ Actualités / "Nature capitale" : la Confédération paysanne juge ce type d'événement « décalé » Publié le mercredi 19 mai 2010 - 17h47
A quelques jours de l'événement Nature capitale, organisé par le syndicat Jeunes Agriculteurs sur les Champs-Elysées à Paris, Philippe Collin, porte-parole de la Confédération paysanne, estime que « cette présentation artificielle de la biodiversité » envoie un message « décalé » et « confus ». La biodiversité doit être présentée « in situ », telle que les paysans la connaissent tous les jours, ajoute-t-il.
Philippe Collin s'interroge aussi sur le sens de cet événement « par rapport aux questions agricoles du moment ».
La Confédération paysanne a affirmé dans un communiqué publié mercredi être « outrée par l’orgie financière destinée à mettre en spectacle l’agriculture industrielle pour vendre aux parisiens des petits morceaux de biodiversité en conserve ».
« Cet étalage de moyens ne peut être compris au moment où les paysans traversent une situation économique aussi catastrophique. S’il faut remettre la campagne à la ville, ce n’est pas un jour tous les dix ans : c’est tous les jours en combattant la spéculation immobilière pour reconstruire les ceintures vertes, favoriser les jardins urbains, le commerce alimentaire de proximité et les AMAP », poursuit le syndicat.
« La biodiversité ne se limite pas à quelques espèces sauvages emblématiques menacées, elle se cultive et s’élève aussi tous les jours dans les fermes, elle est la base de notre nourriture. C’est en conservant leurs droits de ressemer une partie du grain récolté l’année précédente et d’échanger leurs semences que les paysans augmentent la biodiversité cultivée, c’est en renouvelant la diversité des races animales rustiques adaptées à chaque terroir qu’ils peuvent s’adapter aux changements climatiques et aux nouvelles menaces sanitaires », met en avant la Confédération paysanne.
« L’agriculture industrielle est la première responsable de la disparition de la biodiversité dans les campagnes », ajoute-t-elle.
« Les firmes agrochimiques ''compensent'' le coût de la destruction des abeilles par leurs pesticides en finançant quelques hectares de ''jachères fleuries''. (...) ! De même, le marché du carbone encourage la destruction des forêts primaires et l’expulsion des peuples qui y vivent pour les remplacer par des monocultures d’arbres destinées à produire des carburants », déplore le syndicat.
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P.C.
mercredi 19 mai 2010 - 20h34
berber40
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