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La négociation sur le contrat Lactalis est rompue

Publié le mercredi 12 octobre 2011 - 18h56

Lactalis doit envoyer dans les prochains jours à ses 14.500 producteurs, une nouvelle mouture du premier contrat présenté en avril dernier. Réunis à Paris, les présidents des groupements de producteurs Lactalis qui affirment représenter plus de la moitié des producteurs livrant au géant mayennais, exhortent les éleveurs à ne rien signer.

 

Après cinq réunions destinées à négocier avec l'entreprise les termes du contrat, aucune négociation n'a abouti : « Rien n'a été validé, rien ne doit être signé », affirme Franck Guéhennec, coordinateur des présidents de groupement.

 

Le principal point d'achoppement concerne la signature tripartite (producteurs, entreprise, groupement). Lactalis n'en veut pas et reste arc-bouté sur un contrat individuel ou le groupement de producteurs n'a pas à intervenir. L'enjeu ici pour les producteurs n'est pas la facturation mais la transparence sur les volumes collectés après la fin des quotas.

 

Sans information au groupement, les producteurs pointent le risque de traitements inéquitables sur le territoire de la part de Lactalis. Au-delà de cette non-reconnaissance des OP (organisations de producteurs), Lactalis conserverait dans son nouveau contrat des clauses qui avait fait bondir les syndicalistes en avril 2011.

 

L'entreprise y affirmait qu'elle décidera unilatéralement des quantités de lait à collecter, que des pénalités pour dépassement des volumes contractualisés seront appliquées, que toute manifestation contre l'entreprise pourra entraîner une rupture du contrat, etc.

 

Avec une certaine perfidie, Lactalis affirme que « le chantier de la contractualisation est désormais finalisé » et que la « concertation engagée avec les représentants des groupements a permis de se mettre d'accord sur un grand nombre de points ».

 

Le groupe Lavalois insiste aussi sur le fait que certains groupements de producteurs partagent sa position et refusent une signature tripartite du contrat. En effet, tous les groupements n'ont pas rejoint les unions régionales et la coordination nationale. Il s'agit des ex-Bridel (1.700 producteurs), du groupement de Laval (900 producteurs) et de celui de Domfront (600 producteurs).

 

Ce manque d'unité ne présage pas une reprise rapide des négociations. Tant que les quotas existent, les producteurs n'auraient a priori aucune pression pour signer un contrat qui ne leur convient pas.

 

 

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D.G.

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