Rechercher

 

  Accueil / Actualités / Irrigation / Nappe de Beauce : quotas d'eau non garantis en 2008

Irrigation / Nappe de Beauce

Quotas d'eau non garantis en 2008

Publié le vendredi 28 décembre 2007 - 16h13

© Watier visuel

Le principe de base de la gestion volumétrique de l'irrigation, qui existe dans la Beauce depuis 1999, devrait être définitivement enterré en 2008. Jusqu'ici, les irrigants avaient la garantie de pouvoir utiliser tout au long de la campagne le quota attribué en début d'année selon le niveau de la nappe, indépendamment de l'état des rivières exutoires. Désormais, ce quota ne sera que provisoire.

En fonction du débit des rivières, des restrictions estivales par bassin pourront intervenir. Pour éviter cela, la Diren (direction régionale de l'environnement) du Centre juge préférable d'attribuer d'emblée des volumes faibles.

«En 2008, il y a une chance sur deux d'avoir des arrêtés relatif à la sécheresse si les quantités allouées restent identiques», estime Claude Gitton, responsable du service de l'eau et des milieux aquatiques. «En revanche, si ces volumes sont plus faibles, on augmente les chances de tenir jusqu'à la fin de la campagne», ajoute-t-il.

Le nouveau système de gestion de l'irrigation proposé par la Diren prévoit trois régions fonctionnant de façon autonome: Beauce centrale, Beauce blaisoise et Fusain-Montargois. Les volumes attribués devraient être respectivement de 331, 43 et 46 millions de mètres cubes. Il s'agirait d'une baisse globale de 20% par rapport au système précédent.

Pour la partie centrale de la nappe de Beauce, les irrigants pourraient se voir attribuer un coefficient de 0,45, c'est-à-dire pouvoir utiliser seulement 45% du volume de référence historique. «Pour certaines exploitations, cela ne passera pas», déplore Jean-Marc Leluc, président du syndicat des irrigants du Loiret. En 2007, le coefficient est déjà passé de 0,9 à 0,65 car le second seuil d'alerte de la nappe a été franchi.

Pour les irrigants situés en périphérie, où les rivières exutoires sont nombreuses, les restrictions pourraient être encore plus importantes. En Beauce blaisoise (Loir-et-Cher), le coefficient est passé au cours de ces trois dernières années de 0,955 à 0,6 puis à 0,5. Une nouvelle baisse est envisagée.

«Nous incitons les irrigants à être prudents dans leurs choix d'assolement pour ne pas être handicapés en cas de réduction draconienne du volume accordé», anticipe Pierre Cormier, président de la commission des irrigants.

J.T.

Dernières Actualités
Archives agricoles
La Galerie verte


SERVICES EXPERTS

Je suis abonné(e),

Mon identifiant :
Mon mot de passe :  
| Aide |
Identifiants oubliés ?
Comment s'inscrire sur le site ?
Toutes les offres d'abonnement
Feuilletez un ancien numéro

SONDAGE

Lait : la France vous semble-t-elle bien armée pour profiter à plein sur les marchés de la fin des quotas ?

Tous les Sondages
NEWSLETTER

Retrouvez
tous les
numéros de
La France Agricole
Aujourd'hui

Archives de
La France Agricole

Recherchez

dans les archives de la France Agricole et

Feuilletez

les numéros depuis 2004

Suivez La France Agricole :

Nos offres d'abonnement
simples ou couplées,
à nos publications
hebdomadaires
et mensuelles

Découvrir nos Offres

Les publications du Groupe France Agricole