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/ Actualités / Enseignement agricole privé : les restrictions budgétaires pèsent sur les plans du Cneap Publié le jeudi 09 février 2012 - 16h57
Le Conseil national de l'enseignement agricole privé (Cneap) s'est réuni en congrès jeudi à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Parmi les thèmes abordés : l'avenir des établissements face aux mutations des territoires.
« Nous voulons construire un discours de la ruralité et engager une réflexion sur l'implantation de la formation dans les territoires, a expliqué Philippe Poussin, secrétaire général du Cneap. On ne peut envisager qu'ils soient vivants et dynamiques sans que ses principaux acteurs ne soient formés ! »
Parmi les intervenants, Jean-Paul Delevoye, président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a estimé que l'enseignement agricole devait, par exemple, « anticiper l'essor de l'industrie numérique », pour laquelle l'espace rural peut être « un facteur extraordinaire d'implantation ».
« La dématérialisation offre un nouveau spectre de services », a confirmé Xavier Beulin, présent pour l'occasion.
Pour le député de l'Indre, Nicolas Forissier (UMP), c'est aussi vers l'international que doivent aller les efforts l'enseignement agricole. « Il faut aller encore plus loin sur cette question, c'est un axe de formation essentiel et un besoin majeur de nos jeunes », a-t-il assuré.
Ces différentes pistes de réflexion animeront les deux années à venir dans l'enseignement agricole privé. Pour peu que le budget suive... Le Cneap a guerroyé en 2011, au même titre que le public, contre les suppressions d'emplois annoncées par le ministère de l'Agriculture. « Nos négociations se poursuivront avec le prochain gouvernement », a promis Philippe Poussin, qui n'hésite pas à parler de « véritable combat à livrer avec le ministère ».
« Nous avons un taux d'employabilité des jeunes supérieur à 90 %, sans générer de coûts pour la société, mais ces données ont été gommées par la RGPP (révision générale des politiques publiques, ndlr), a-t-il regretté. Il ajoute : « Nos réclamations financières ne passent pas par une surenchère budgétaire, mais par la reconnaissance des cinq missions de l'enseignement agricole. »
A savoir : la formation générale, technologique et professionnelle initiale et continue, l'animation et le développement des territoires, l'insertion scolaire, sociale et professionnelle des jeunes et l'insertion sociale et professionnelle des adultes, la contribution aux activités de développement, d'expérimentation et d'innovation agricoles et agroalimentaires et, enfin, la participation à des actions de coopération internationale, notamment en favorisant les échanges et l'accueil d'élèves, apprentis, étudiants, stagiaires et enseignants.
A.Ca.
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