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Contractualisation

« Aucune amélioration à attendre » (Coordination rurale)

Publié le mardi 04 janvier 2011 - 17h14

« Aucune amélioration des conditions de rémunération des producteurs n'est à attendre » de la contractualisation rendue obligatoire par les deux décrets publiés le 31 décembre par le ministère de l'Agriculture, pour le secteur du lait et celui des fruits et légumes, a affirmé la Coordination rurale, mardi, dans un communiqué.

 

« Il est difficile de croire que ces contrats vont ''protéger les agriculteurs en leur donnant de la visibilité sur leurs débouchés sur de longues périodes'' comme l'exprime le ministère », ajoute le syndicat.

 

« Sans régulation efficace des productions, la contractualisation se traduira par une soumission encore plus grande des producteurs à la loi du plus fort », estime la Coordination rurale.

 

« Jusqu'alors, seule l'obligation pour l'acheteur de faire une proposition de contrat semblait consacrée. Dorénavant, et bien que seule l'absence de proposition de contrat donne lieu à une amende administrative, acheteurs et producteurs vont devoir conclure, vite et pour longtemps », s'exclame-t-elle.

 

« Dès le 1er mars pour le secteur des fruits et légumes et pour une durée d'au moins trois ans, ce qui est totalement inadapté aux grossistes qui représentent pourtant près d'un quart des débouchés de la filière. Dès le 1er avril pour le secteur du lait et pour au moins cinq ans ! », renchérit-elle.

 

« Ce contrat risque d'inciter les acheteurs à s'approvisionner avec des produits d'importation au détriment des producteurs français. Les acheteurs éviteront ainsi les lourdeurs et autres ennuis administratifs », craint l'organisation syndicale.

 

« Les organisations de producteurs dans le secteur laitier n'auront quant à elles sans doute pas encore vu le jour, si bien que les producteurs, isolés, n'auront d'autre choix, s'ils veulent continuer à être collectés, que d'accepter la proposition faite par leur laiterie, proposition probablement orientée vers une logique de ''double volume - double prix'', malgré l'opposition à cette formule affirmée par le ministre de l'Agriculture », poursuit-elle.

 

 

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Les commentaires (1)

syndicat blabla

mercredi 05 janvier 2011 - 14h39

La seule solution d'échec à des politiciens vereux ,c'est une baisse de production globale. Mais encore une fois un syndicat qui aboie sans agir! il est vrai que chien, qui aboie ne mord pas Agriculteur reveille-toi lacoste40

lacoste40
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