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Algues vertes

La "laitue de mer" est « très bonne à manger »

Publié le vendredi 18 juin 2010 - 18h57

Pour contrecarrer l'image négative des algues vertes, les professionnels du tourisme breton mettent en avant... leurs vertus comestibles.

 

« Les algues vertes font partie de l'écosystème marin breton. Elles sont communément appelées “laitue de mer” pour leur aspect de grosse salade et le fait qu'elles sont comestibles », souligne la rubrique « algues vertes », nouvellement créée sur le site internet du Comité régional du tourisme.

 

« Les algues vertes sont très bonnes à manger. Elles sont parfaitement comestibles », confirme à Brest un chercheur de l'Ifremer, Martial Laurens, qui leur trouve un « petit goût de noisette légèrement sucré ».

 

Elles sont « totalement inoffensives lorsqu'elles sont vivantes et récoltées dans des lieux non pollués », renchérit le directeur de recherche sur l'eutrophisation des côtes, Alain Menesguen, qui travaille depuis 25 ans sur ces algues à l'Ifremer.

 

A Rosporden (Finistère), la société « Algues de Bretagne » les commercialise avec d'autres algues comestibles, toutes autorisées par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments.

 

Dans son catalogue, l'ulve (Ulva armoricana) est inscrite sous l'appellation « laitue de mer ». Ceux qui en goûtent pour la première fois s'étonnent. « Peut-on en manger ? On ne le savait pas ! », rapporte Chloé Le Floch, elle-même persuadée que la dégustation change l'image de l'algue.

 

La laitue de mer se consomme crue, en salade avec assaisonnement, enrobant une langoustine ou une crevette, ou frite, comme au Japon où une variété rouge brun (porphira) se cultive et se déguste comme un met raffiné.

 

L'industrie agroalimentaire l'incorpore aussi dans les pâtés de poisson, précise-t-on à l'Ifremer.

 

Il y a une quinzaine d'années, l'ulve, dont le pigment chlorophyllien a la faculté de donner une couleur jaune à la chair de la volaille, fut incorporée à l'alimentation des poulets de batterie. « Mais le coût de ramassage avait eu raison de l'expérience », selon Alain Menesguen.

 

Tout le monde cherche actuellement des débouchés pour les algues, mais, selon lui, il ne faut pas compter les ramasser en masse pour les écouler auprès du consommateur.

 

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