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La France Agricole numéro 2942

Réaliser un diagnostic du matériel d'irrigation

Publié le vendredi 28 juin 2002

Le contrôle de l'installation d'irrigation permet de vérifier si la dose apportée correspond à la dose souhaitée et garantit ainsi une meilleure valorisation de l'eau.

Le diagnostic du matériel d'irrigation peut être une décision volontaire, ou un point obligatoire s'inscrivant dans une démarche de meilleure gestion de la consommation d'eau, comme les contrats territoriaux d'exploitation grandes cultures. En Midi-Pyrénées, les irrigants utilisent une méthode mise au point avec le Cemagref (1) et le BCMA (2).
Pour une couverture intégrale, il faut mesurer la pression à la sortie des arroseurs avec un manomètre portable, puis vérifier le diamètre des buses au pied à coulisse.
Pour un enrouleur, quatre mesures sont à effectuer : la pression au manomètre du canon ou avec un manomètre portable ; la longueur de tube qui passe en un endroit donné en six minutes pour calculer la vitesse d'enroulement du tube polyéthylène ; le diamètre exact de la buse et l'écartement entre deux positions de l'enrouleur.
Enfin, pour un pivot, on mesure la distance parcourue par les roues de la dernière travée en six minutes pour connaître sa vitesse d'avancement. La dose est ensuite calculée grâce à des formules simples.

' Le diagnostic d'irrigation permet d'attirer l'attention sur l'usure des buses et sur le réglage de la pression. Cette dernière indique la qualité de l'irrigation. Si la pression est trop forte, les gouttelettes sont fines et forment une brume sensible aux effets du vent. Si elle est trop faible, le recoupement entre les arroseurs ou les passages est insuffisant ', rappelle Jacques Georges, technicien agricole dans la vallée de la Garonne.
La cohérence avec d'autres mesures est vérifiée, notamment avec la consommation enregistrée au compteur. Dans les zones de coteaux, des écarts de pression liés au dénivelé sont mis en évidence et amènent les producteurs à s'équiper de régulateurs qui absorbent ces décalages. En outre, si l'on constate des anomalies comme une différence importante de débit entre la pompe et la buse de sortie, des fuites sont à suspecter et l'agriculteur devra contrôler son installation.
' Grâce à cet étalonnage, l'agriculteur connaît mieux la dose à apporter et les paramètres sur lesquels il peut jouer pour la faire varier : vitesse d'enroulement ou de rotation et temps d'arrosage en couverture intégrale. Cela permet d'adapter la dose en fonction du stade et des besoins de la plante. Il peut également construire un bilan hydrique plus proche de la réalité ', conclut Jacques Georges.

(1) Centre national du machinisme agricole, du génie rural, eaux et forêts.
(2) Bureau de coordination du machinisme agricole.



Denise Marty


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