Publié le vendredi 21 juin 2002
Inaporc a été créée sans les industriels de la charcuterie qui lui reprochent de ne pas tenir compte des spécificités de leur métier.
On en parlait depuis 1978 ! L'interprofession nationale porcine a vu officiellement le jour le 13 juin 2002, date de son assemblée générale constitutive. Baptisée Inaporc, elle regroupe dans un collège amont, les fabricants d'aliments et les producteurs, et dans un collège aval, les abatteurs-découpeurs et les distributeurs. Les grands absents sont les industriels de la charcuterie, opposés à ' une structure lourde et peu opérationnelle ', telle qu'elle a été validée le 13 juin. Inaporc sera donc réservée à la viande fraîche, qui assure seulement un tiers des débouchés du porc français.' La place de la Fict au sein du projet actuel ne correspond pas à son importance économique... Il aurait été normal qu'un collège spécifique soit créé pour les transformateurs ', a justifié la Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs, transformateurs de viande (Fict). Elle dénonce également une approche trop franco-française des problèmes alors que ' la matière première porcine utilisée est aussi d'origine communautaire, voire mondiale '. En filigrane, il s'agit pour les transformateurs de ne pas perdre en autonomie sur leurs approvisionnements. Dès que l'interprofession obtiendra sa reconnaissance officielle, espérée pour la fin de l'année, elle pourra lever des cotisations sur les tonnages produits. Les modalités restent à définir. Ces fonds permettront de financer des actions collectives, telles que la promotion, l'image de la production, le développement des exportations. Mais Inaporc abordera aussi les questions de traçabilité, de contrôles, de sécurité alimentaire... Un certain nombre de dossiers, pour lesquels l'interprofession et la Fict vont ' privilégier une large concertation '.
Cécile Blanchard
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