Publié le vendredi 14 juin 2002
De janvier à mai, 362 nouveaux CTE intégrant les mesures agri-environnementales de substitution à la prime à l'herbe ont été signés dans le Lot.
Face à la disparition programmée de la prime à l'herbe en mars 2003, le Lot a investi dans les CTE. ' Notre objectif était que les agriculteurs gardent le bénéfice de la prime au cours des cinq prochaines années. Pour chaque dossier, le plafond départemental du CTE a été augmenté du montant de la prime à l'herbe que touchait jusqu'à présent l'exploitation ', explique Henri Bonnaud, le président de l'Adasea du Lot. Et puisque les mesures agri-environnementales sont rémunérées par une prime de 600 F et plus par hectare (92 €), le nombre d'hectares souscrits est adapté en conséquence, le plus souvent divisé par deux. ' Les mesures de substitution respectent ainsi l'équilibre du CTE entre la part concernant l'environnement et la part économique. C'est important pour le Lot dont la priorité est la mise en place de filières de qualité à haute valeur ajoutée ', ajoute Henri Bonnaud.Le nombre d'hectares contractualisés sur les mesures de substitution sera donc inférieur à celui de la prime à l'herbe. A cela s'ajoute le délai pour mettre en place les nouveaux contrats : la moitié devrait être finalisée à la fin 2002. Mais, selon l'Adasea, l'ensemble des surfaces recevant la prime à l'herbe pourrait être aidé dès la fin 2003, soit par le biais de la mesure de ' gestion extensive des prairies ' ou celui des mesures des CTE. Ainsi, la substitution de la prime à l'herbe ne devrait pas avoir d'effet négatif sur l'entretien et le maintien de paysages ouverts, essentiels pour le développement du tourisme et pour la lutte contre l'incendie. Certaines zones comme la région du Ségala seront même bénéficiaires de ces mesures alors qu'elles n'avaient plus accès à la prime à l'herbe à cause d'un chargement trop élevé, en moyenne de 1,6 UGB/ha, et qui répond aujourd'hui aux exigences de la mesure. Les groupements pastoraux devraient aussi profiter de la nouvelle réglementation. Et au total, l'enveloppe régionale, de 30 M€ devrait augmenter notablement. Mais la profession reste suspendue aux décisions du gouvernement.11 000 PRIMES À L'HERBE Le Midi-Pyrénées est l'une des régions les plus importantes pour l'élevage extensif. En 2001, 11 000 exploitations ont reçu la prime à l'herbe pour une surface primée de 676 450 ha et un montant d'environ 30 M€ (200 MF).
Denise Marty
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