Publié le vendredi 12 avril 2002
Apporter de l'azote dans les seules parcelles carencées est désormais possible.
Le tournesol n'est pas un gros consommateur de fertilisants. Néanmoins, la pratique des impasses systématiques peut conduire à des pertes de rendement significatives. Les besoins d'azote varient de 0 à 80 U/ha selon les parcelles et les années. Comme la période d'absorption intense se situe entre les stades 5 paires de feuilles et début floraison, le Cetiom a mis au point l'outil Heliotest qui permet de corriger une carence. Le principe repose sur la fertilisation au semis (au plus tard à la levée) d'une bande témoin qui sera ensuite comparée au reste du champ. Si une différence visuelle apparaît, l'azote est épandu sur le reste de la parcelle avant le stade bouton floral. En 2001, une telle pratique a permis en moyenne un gain de rendement de 5 q/ha par rapport à un témoin sans azote.Le bore est également un élément essentiel au tournesol. Il en consomme plus de 400 g/ha. Dans certains sols calcaires ou sableux peu pourvus ou en cas de rotation courte, des carences peuvent apparaître. Elles se signalent par des grillures sur les feuilles, voire un cisaillement de la tige pouvant conduire à la chute du capitule. Dans les terrains où de tels phénomènes ont déjà été observés, le Cetiom préconise d'intervenir en préventif soit par un apport au sol (1,2 kg/ha de bore), soit par un apport foliaire entre les stades 5 paires de feuilles et apparition du bouton floral avec 300 à 500 g/ha de bore. Il est trop tard pour intervenir lorsque les symptômes sont visibles car la plante souffre d'une mauvaise alimentation depuis une quinzaine de jours.
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