Publié le vendredi 12 avril 2002
Le souffle de la liberté et de la modernité peut seul aider les agriculteurs français à accomplir leur extraordinaire potentiel. Aussi nous proposons que vive l'entreprise agricole par différentes réformes dont voici quelques mesures : distinguer les revenus de l'activité de l'entreprise et ceux de l'agriculteur ; instaurer une franchise d'impôts pour la transmission des exploitations (pour autant que l'activité agricole soit maintenue) ; instituer un revenu familial garanti qui concernera en particulier les petits exploitants ; relancer la politique d'installation dans des approches de filière ; mettre en place des systèmes efficaces d'assurance production. Pour que l'Etat respecte les agriculteurs, nous proposons la simplification des structures et l'allègement des procédures publiques. Le projet de loi sur l'eau est un exemple de l'alourdissement des procédures. Moins il y a d'agriculteurs, plus il y a de fonctionnaires. Ça suffit ! Nous refusons l'agriculture de préfecture. Ainsi la philosophie et la procédure des CTE doivent être revues. La promotion d'une agriculture de qualité passe par un éclaircissement et une systématisation des règles de l'étiquetage, de la traçabilité et de la certification des produits par des organismes indépendants. Pour que l'Europe redevienne une chance pour l'agriculture, nous proposons de rétablir et de crédibiliser notre capacité de négociation pour la Pac et l'OMC ; d'affirmer le rôle économique et productif de l'agriculture ; de décentraliser les règles d'écoconditionnalité des aides Pac et de régionaliser la Pac.
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