Publié le vendredi 02 février 2001
La fertilisation azotée des prairies influe sur la précocité et la vitesse de croissance, et contribue directement à la production totale.
Selon les travaux des chambres d'agriculture des Pays de la Loire, le premier apport d'azote peut débuter 200°C jours base 0 après le 1 er janvier ce qui correspond à la première quinzaine de février. D'une manière générale, il apparaît que les apports précoces sont toujours mieux valorisés que ceux effectués en fin de printemps. Le coefficient apparent d'utilisation passe de 0,7-0,8 à seulement 0,2-0,4 pour les apports tardifs. Seules les graminées pures ou les associations contenant moins de 50 % de légumineuses nécessitent une fertilisation. Le calcul de la dose totale tient compte des objectifs de rendement de la prairie, des fournitures d'azote par le sol, de la contribution des légumineuses, des fumiers et des lisiers. En dessous de 20 % de légumineuses, celles-ci ne sont pas prises en compte. Entre 20 et 50 %, elles contribuent à hauteur de 75 U/ha pour un rendement annuel de la prairie de 8 t de MS. De même, les quantités d'azote disponibles pour la plante en provenance des fumiers et lisiers sont fournies en attribuant un coefficient d'équivalence engrais par type de produit. Par exemple, 0,40 pour un lisier de bovins épandu au printemps. Concrètement, 100 kg d'azote total d'un lisier de bovins équivalent à 40 kg d'azote minéral, soit 120 kg d'ammonitrate 33,5 %. Pour une mise à l'herbe précoce, la première fraction sera d'une cinquantaine d'unités. L'apport avant la deuxième exploitation variera de 30-40 U pour un pâturage à 60 U si la prairie est destinée à la fauche. Avant chaque pâture ultérieure, la prairie recevra 30 U supplémentaires jusqu'à la dose totale.
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