Publié le vendredi 01 février 2002
Des soutiens financiers sont proposés aux agriculteurs roumains pour aider leurs projets, dans la perspective d'une adhésion à l'UE.
Il faut savoir faire confiance aux agriculteurs, même si leur projet est de petite dimension, en lui apportant un soutien financier adapté ainsi que la formation qui donnera la capacité de le maîtriser. De leur côté, il faut qu'ils s'engagent. 'Depuis dix ans, Tiberiu Stef se bat à la tête de la FAER (Fondation pour la promotion de l'agriculture et de l'économie de la région de Reghin, créée avec une aide financière de la Suisse) pour surmonter les difficultés que rencontre la Roumanie et en particulier la région de Reghin, zone de montagne au centre du pays. La FAER accorde des crédits pour une somme qui peut atteindre 5 000 dollars. Le bénéficiaire rembourse à un taux compris entre 6 et 12 %... indexé sur le cours du dollar et non du leu roumain. Ainsi, la famille Goga avec son troupeau de 100 brebis laitières. Ioan, 27 ans, a construit lui-même, sans aide financière, une bergerie et sa grange. Sur le plan technique, c'est déjà une petite révolution. Dans cette région, le foin est ramassé par tous les temps et stocké en meules soumises aux intempéries pendant de longs mois. Dans le projet de Ioan, la FAER interviendra pour l'achat du véhicule qui lui manque pour vendre son fromage. ' Reste à convaincre les gens de persévérer, surtout lorsqu'ils voient la facilité avec laquelle certains se sont enrichis après la 'révolution' et gagnent encore aujourd'hui beaucoup d'argent sans grands efforts ', explique Tiberiu. ' Si nous bénéficions d'aides de l'Union européenne, avant de pouvoir adhérer pleinement il faut que les mesures tiennent compte de la spécificité de nos régions : les plaines immenses qui bordent la mer Noire n'ont rien à voir avec les petites fermes des Carpates ', ajoute-t-il.
Emmanuel Mingasson
Je suis abonné(e),
Nos offres d'abonnement
simples ou couplées,
à nos publications
hebdomadaires
et mensuelles
Découvrir nos Offres