Publié le vendredi 02 février 2001
Chez les Merpillat, les soins aux bovins et aux ovins sont assurés en grande partie par une seule personne.
Sylvie et Jean-Paul Merpillat exploitent 118 ha à Saran, en Corrèze, et sont à la tête d'un cheptel de 320 brebis et 60 vaches allaitantes. Jean-Paul s'occupe des terres et de tout ce qui fait appel au tracteur tandis que Sylvie se consacre aux soins apportés aux animaux. L'expression ' ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot ' prend ici toute son ampleur d'autant que Jean-Paul est amené à s'absenter souvent pour des responsabilités professionnelles.La reproduction du troupeau des 320 brebis limousines est partiellement accélérée. Ce système se caractérise par deux grandes périodes de mises bas : d'octobre à janvier puis en mai. La première période concerne 50 brebis et 50 agnelles inséminées avec du limousin et 90 brebis épongées et saillies par des béliers berrichons du Cher. Les mâles sont réintroduits dans le troupeau du 15 décembre au 30 janvier pour saillir les brebis et agnelles échographiées vides de la première période et les brebis ayant agnelé une première fois en octobre. Ces dernières agnellent donc deux fois dans l'année. ' L'objectif est double : maintenir une bonne productivité numérique (1,42) en vendant 300 agneaux pour Pâques et 200 en contrat de désaisonnement en août et septembre, et libérer les trois mois de février, mars et avril des agnelages. ' Les vaches vêlent quant à elles de novembre à fin janvier. Le travail hivernal dans les bâtiments a été allégé par mille et une astuces. ' Ce qui semble être des détails devient primordial dans une utilisation quotidienne ', souligne Sylvie Merpillat. Les balles de foin sont ainsi déroulées dans le couloir central de la bergerie par un système de treuil électrique ' maison '. Un monte-charge et une échelle munis d'un système de poulies permettent de se rendre dans l'aire de stockage de grains, pierres à sel... sans avoir à ressortir du bâtiment. Les céréales arrivent directement par des trémies dans une benne sur roue, facile à manipuler dans le couloir. L'ouverture des fenêtres est couplée par trois. La bergerie et la stabulation sont équipées d'une caméra que Jean-Paul a rendue pivotante pour filmer les animaux toujours en avançant. Un équipement jugé primordial par Sylvie, aussi bien pour l'économie de fatigue et la réduction des pertes d'agneaux, que pour le respect de la vie de famille. Pour l'été, les éleveurs ont réduit le nombre de lots d'animaux à trois pour les brebis et deux pour les vaches. Le chien et le quad sont indispensables à leurs yeux. Les clôtures classiques vont être remplacées par des clôtures électriques, avec des piquets en fibres de verre et trois rangs de fils. ' Nous maîtriserons mieux la gestion des pâtures. '
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