Publié le vendredi 12 octobre 2001
Après bennage dans une fosse de réception et nettoyage, le colza parvient dans deux maxi-bags de 7 m³ chacun, soit l'équivalent de 100 q. Ils alimentent par gravité une presse Täby, d'origine suédoise (1) qui extrait l'huile et les tourteaux, respectivement à raison de 5 litres et de 12 kilos par heure. L'huile s'écoule par l'intermédiaire d'une petite gouttière vers une première série de deux tanks à lait, après être passée dans un filtre de pulvérisateur pour éliminer les grosses particules. ' Pendant que l'un des tanks se remplit, l'autre est mis au repos. ' Il faut une dizaine de jours pour remplir un tank et autant pour réaliser une première décantation. L'huile est ensuite aspirée par une pompe hydraulique (récupérée sur une moissonneuse) avec un filtre de 40 microns au niveau de la crépine. Elle se déverse dans de grandes cuves en inox (2 400 + 4 000 l) constituant les réserves à huile carburant et dans lesquelles une dernière décantation se produit. Une station murale, avec filtre de 10 microns, permet de faire le plein des engins. Cette huile est également incorporée dans la ration des animaux, à hauteur de 1 % pour les truies allaitantes. Ce qui représente une consommation annuelle de 300 l. Quant aux tourteaux, ils tombent par gravité, puis sont stockés dans une cellule, sans manipulation, avant d'être redirigés vers l'automate de fabrication d'aliment. Une tonne de colza pressé fournit de l'ordre de 260 kg d'huile et 740 kg de tourteaux. (1) Distribuée par un agriculteur, Francis Laplace, chemin de la Madeleine, 64000 Pau. Tél : 05.59.84.43.08.
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