Publié le vendredi 13 avril 2001
L'Institut de l'élevage estime que 355 000 t de viande devront être dégagées du marché au cours de l'année 2001.
En prenant comme date l'ouverture des frontières aux animaux vivants le 12 avril, ' on peut estimer qu'environ 300 000 broutards mâles et femelles qui n'auront pas été exportés vers l'Italie ou l'Espagne resteront dans les exploitations françaises, prévoit l'Institut de l'élevage. Si l'on estime que sur ces animaux, 50 000 femelles deviendront des génisses à viande en 2002, et que 20 000 mâles ont été castrés pour faire des boeufs, en 2002 également, il reste un surplus de 230 000 broutards mâles. Ces animaux deviendront des jeunes bovins ' plus ou moins finis ', à abattre ou à exporter en vif à partir de l'été 2001. ' En intégrant une baisse du poids moyen des carcasses, l'Institut situe la hausse à plus de 20 % en tonnage. S'y ajouteront au moins 10 % de femelles supplémentaires : les animaux retenus dans les exploitations en novembre et décembre et une partie des génisses non exportées vers l'Italie. Un début de décapitalisation du cheptel allaitant pourrait encore amplifier le phénomène.Malgré une remontée sensible avant l'apparition de la fièvre aphteuse, la consommation devrait, elle, être inférieure d'au moins 15 % à celle de 1999-2000. Pour l'Institut, tout est donc réuni pour une prolongation de la dégradation des prix à la production. ' 355 000 t devront être dégagées en 2001, précise Gérard You, de l'Institut de l'élevage. Environ 120 000 t seront détruites. Le reste devra être stocké : l'intervention publique pour les mâles et le stockage des femelles de plus de trente mois testées ESB seront essentiels pour soutenir le marché. '
Béatrice Jay
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