Publié le vendredi 31 août 2001
Selon l'ITCF, la réussite d'une culture de maïs sans labour passe par une structure non compactée et une même profondeur de semis.
La première condition pour réussir l'implantation d'un maïs en non-labour est d'attendre le ressuyage complet du sol ', conseille Jean Molines, de l'AGPM Sud-Est. En effet, le maïs est une plante à cycle court dont le système racinaire s'établit en deux mois et demi seulement.De plus, ce dernier est peu puissant et la culture sera donc particulièrement sensible à des problèmes de structure, d'autant plus que la croissance intervient à une période sèche défavorable à la pénétration des racines. Compacter le sol à la reprise, même localement, est pénalisant : des stades hétérogènes, 15 à 21 jours après la levée, sont catastrophiques pour le potentiel de la culture car les plantes les plus avancées concurrencent vivement les plus petites. Influençant également l'homogénéité des stades, la régularité du semis est un autre facteur essentiel. De plus, elle conditionne le taux de levée, composante particulièrement déterminante dans le rendement du maïs : cette culture à faible densité (65 000 à 100 000 plantes à la récolte) ne possède pas de capacité de compensation car elle ne talle pas et ne branche pas davantage. L'ITCF a comparé des semis de maïs avec et sans labour préalable, en testant particulièrement les accessoires de semis. Ces essais ont été conduits sur des sols de gravier de la plaine de Lyon, et sur des sols d'alluvions du Rhône (40 % d'argile). Les pertes à la levée ont été importantes sur la parcelle argileuse, montrant les limites de la monoculture sur ce type de sol. En sol de gravier, les pertes à la levée sont plus acceptables. La comparaison des profils culturaux avec ou sans labour n'a pas montré des structures très différentes : le labour réalisé en avril ayant subi les fortes précipitations avant le semis début mai, sa porosité structurale s'est réduite. Cependant, l'observation des stades a révélé que le maïs a démarré plus tard en non-labour : le ressuyage a été moins rapide, accroissant l'inertie thermique et ralentissant le réchauffement du sol. En conséquence, l'enracinement était plus avancé dans la parcelle labourée.
Vincent Boddaert
Je suis abonné(e),
Nos offres d'abonnement
simples ou couplées,
à nos publications
hebdomadaires
et mensuelles
Découvrir nos Offres