Publié le vendredi 27 juillet 2001
Les rendements faibles et très hétérogènes du colza, dus à un climat défavorable, risquent de remettre en question sa place dans les itinéraires culturaux.
Nous attendions des rendements moyens, mais nous sommes déçus, précise Bernard Loyot, de la coopérative Lorca. L'excès d'eau hivernale à fait disparaître les pieds de colza et la sécheresse printanière a provoqué un mauvais enracinement. ' Dans l'Est, les rendements sont en moyenne de 25 q/ha, mais avec de très fortes variations en fonction des sols. ' Les sols hydromorphes ont des rendements compris entre 5 et 20 q/ha, alors que les sols limoneux atteignent environ 40 q/ha ', explique Hubert Hebinger, responsable Cetiom de la zone Est.Dans le Centre, les rendements atteignent 27 q/ha, car le coup de chaud du mois de mai a pénalisé les variétés les plus précoces. A ces résultats décevants s'est ajoutée la grêle, qui a fortement endommagé les récoltes en Bourgogne. En Midi-Pyrénées, les rendements en colza reculent de 30 % par rapport à 2000, avec moins de 30 q/ha. L'excès d'eau a, en effet, gêné les traitements, permettant aux maladies de se développer généreusement. Seul point positif, les prix d'acompte restent élevés (entre 125 et 145 F/q), mais les mauvais résultats du colza soulèvent des interrogations quant à son avenir dans les itinéraires culturaux. ' Nous avons peur que les agriculteurs abandonnent cette culture comme tête de rotation, précise Denis Calvie, de la coopérative Sud céréales. Mais il ne faut pas oublier que des blés sur blés donnent des résultats très médiocres. '
Vincent Ducros
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