Publié le vendredi 12 mai 2006
Des circuits du patrimoine invitent les touristes à découvrir les villages du plateau d'Hauteville. Extrait d'une promenade...
Yann Cruiziat, natif de Cormaranche-en-Bugey (Ain), dévoile pas à pas ce qui fait l'identité de ce bourg de montagne ' qui a toujours eu une vocation agricole et forestière. Jusqu'en 1850, on y pratiquait de la polyculture avec un peu d'élevage. Mais comme ça suffisait à peine pour vivre, des gars devenaient peigneurs de chanvre en Franche-Comté, tandis que les femmes se faisaient nourrices pour les hospices de Lyon. Entre les deux guerres se sont développées les fruitières. En face de la mairie s'élève toujours le chalet-fromagerie, où on a fabriqué du comté jusqu'en 1968. ' En 1900, l'installation à Hauteville du premier sanatorium populaire français va permettre de créer de l'emploi. ' De ce passé, poursuit Yann Cruiziat, il reste notamment un curieux lavoir de forme octogonale, un bac-four et un tilleul de Sully, planté en 1601, date du détachement du Bugey de l'Etat de Savoie et de son rattachement à la France. ' Plusieurs habitations traditionnelles se situent également dans le bourg. Un arrêt permet d'admirer une belle porte de grange rénovée, décorée, à deux vantaux se joignant à leur sommet par une découpe en S. Sous l'avant-toit s'élève une plate-forme soutenue par un pilier : c'est la réserve où l'on entasse le bois, aussi appelée ' dreffia ' en patois.
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