Publié le vendredi 05 mai 2006
Pour stopper le déclin de l'activité agricole dans les Pyrénées- Orientales, le JA demande l'extension des mesures prévues dans les zones de revitalisation rurale.
Dans les Pyrénées-Orientales, le revenu brut des entreprises agricoles a chuté de 65 % en 2004 par rapport à 2003, alors qu'il ne baissait que de 1,6 % au niveau national. En 2005, la situation ne s'est pas améliorée. Les investissements continuent à reculer, et les installations se font rares. ' Si nous ne faisons rien, c'est tout un pan de l'économie du département qui va s'effondrer. Nous sommes déterminés à continuer dans ce métier. Mais, pour rebondir, nous avons besoin de retrouver de la compétitivité sur nos exploitations ', affirme Brice Cassagnes, le président départemental du syndicat Jeunes Agriculteurs. Depuis plusieurs mois, les jeunes réfléchissent à des solutions. Avec l'Administration, ils ont envisagé la possibilité d'étendre les mesures prévues dans le cadre des zones de revitalisation rurale créées en 2005. Dans ces territoires menacés par la désertification, les artisans, les commerçants et les professions libérales bénéficient d'exonérations de charges. ' Mais sans agriculteurs et sans salariés agricoles, qui fera vivre ces entreprises ? Pour conserver un tissu rural vivant, il faut des agriculteurs qui créent des richesses et entretiennent le paysage que les touristes viennent découvrir. Nous sommes en train de nous réorganiser au sein des filières pour mieux vendre. Nous souhaitons que les exploitations engagées dans ces projets collectifs puissent bénéficier elles aussi d'exonérations de charges ', explique Brice Cassagnes. Les zones de revitalisation rurale ont été définies sur des critères de densité de population. ' Pour le volet agricole, nous souhaitons la prise en compte de critères plus adaptés comme la perte de revenu ', ajoute-t-il. Le 21 avril, les Jeunes Agriculteurs ont présenté officiellement leur projet. Ils ont affirmé leur volonté de devenir département pilote pour tester ce qui pourrait devenir une zone franche agricole, comme il en existe en ville dans les quartiers en difficulté. ' Nous sommes prêts à vous soutenir ', ont affirmé les élus et les responsables syndicaux. La balle est maintenant dans le camp des pouvoirs publics.
FREDERIQUE EHRHARD
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