Publié le vendredi 24 février 2006
Je ne traite plus mes limousines contre la douve depuis trois ans, se félicite Régis Geraud. J'ai assaini les parcelles à risque - des prairies humides, en fond de vallon ou en bord de ruisseau - en les drainant. Depuis, les sérologies sont toutes négatives, bien que les vaches pâturent de nouveau ces surfaces. J'ai donc arrêté l'emploi du douvicide, le triclabendazole par voie orale, à l'entrée à l'étable. En revanche, je poursuis les analyses de sang. Je ne recommencerai le traitement qu'en cas de sérologiques positives qui trahiraient une nouvelle infestation. ' De son côté, Jean-Edouard Felgines a condamné l'accès des parcelles humides aux animaux. Elles sont désormais réservées à la fauche. Cette mesure s'est révélée efficace et s'est soldée par l'abandon du nitroxinil qu'il appliquait aux bovins qui lui semblaient atteints, au tarissement ou à la rentrée à l'étable. Il est cependant bon de vérifier régulièrement, par analyse de sang, si le troupeau est toujours indemne du parasite. Régis Geraud est également confronté au paramphistome depuis une dizaine d'années. ' Contre ce parasite, l'assainissement de mes parcelles n'a pas suffit, constate-t-il. Les analyses coprologiques sont toujours positives. ' Seulement, face au paramphistome, la pharmacie s'avère encore un peu vide... Seul l'oxyclozanide fonctionne, mais à une concentration non prévue par l'autorisation de mise sur le marché (AMM) de cette molécule. ' Je traite tous les bovins de plus de 12 mois à leur rentrée à l'étable, début décembre par voie buccale, poursuit Régis. Cela me coûte 2,40 € par tête. J'arrêterai dès que la pression parasitaire diminuera, quitte à reprendre si les analyses indiquent de nouveau la présence du paramphistome. '
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