Publié le vendredi 09 septembre 2005
Des chercheurs américains pourraient bientôt proposer un test permettant de repérer de leur vivant les animaux atteints d'ESB.
Une équipe de biologistes américains a mis au point un test qui pourrait permettre de détecter dans le sang la protéine prion anormale, révélatrice d'encéphalopathies spongiformes telles que la maladie de la vache folle. C'est ce que révèle une étude publiée le 28 août dernier dans la revue Nature medecine. Le principe consiste à multiplier la molécule en quantité suffisante pour pouvoir la déceler durant la phase d'incubation.Le test se réalise en 48 heures. La première évaluation menée sur des hamsters infectés montre que le procédé ne donne aucun résultat faussement positif. Sa capacité à diagnostiquer correctement le prion anormal atteint près de 90 %. ' D'autres techniques sont également développées, précise Jean-Philippe Deslys, coordinateur du réseau européen Neuroprion. Elles seront discutées lors d'un congrès mondial qui aura lieu à la fin du mois d'octobre. ' Au final, le test le plus fiable et le plus simple à appliquer, et si possible le moins cher, devrait l'emporter. Pour l'heure, seuls des tests coûteux post mortem, qui reposent sur l'analyse des tissus du cerveau, permettent de repérer les bovins atteints. Avec la nouvelle génération de tests, seuls les bovins réellement atteints de la maladie de la vache folle seraient abattus.
SANDRA LALLEMENT
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