Publié le vendredi 17 juin 2005
Mon installation de stockage a 15 ans, observe Guy-Noël Verdot, éleveur laitier, exploitant 250 ha de céréales dont 110 ha de blé en Côte-d'Or. A l'époque, j'ai quitté les organismes stockeurs et le prix moyen pour spéculer. ' Un pari risqué : ' Voici une dizaine d'années, nous avons pris des petits bouillons. ' Depuis, Guy-Noël Verdot répartit le risque en échelonnant les ventes à partir de la moisson. Il raisonne en fonction de son prix de seuil, qu'il évalue à 90 €/t. Et en 2003, il a ouvert un compte sur le marché à terme. Objectif : utiliser des options pour se couvrir contre une baisse des cours lorsqu'il n'a pas vendu son physique, mais surtout pour profiter d'une hausse des prix dans le cas contraire. Selon la volatilité du marché, le coût de l'option varie de 3 à 10 €/t, auxquels s'ajoutent frais de banque et de courtage. En 2004, Guy-Noël Verdot a vendu physiquement 300 t de blé à 108 €/t sur novembre. Misant sur une hausse des cours, il a ensuite pris une option à 5,50 €/t pour ce même volume sur l'échéance mars, à 120 €/t. ' Elle n'a servi à rien car les cours ont baissé, mais c'était une sécurité ', observe l'agriculteur. Se couvrir demande de s'informer et de surveiller les cours. Guy-Noël Verdot consulte Internet au moins une fois par jour à l'ouverture des marchés.
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