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La France Agricole numéro 3081

Le matériel d'entretien des bordures

Publié le vendredi 22 avril 2005

La faucheuse débroussailleuse offre une palette complète d'équipements, à commencer par des têtes différentes de broyeur.

Qu'elle soit achetée pour une utilisation occasionnelle à plusieurs ou plutôt pour un usage intensif, la faucheuse débroussailleuse n'offrira pas les mêmes caractéristiques et possibilités. Lors d'un usage agricole, l'appareil ne devrait pas effectuer plus de 250 heures par an. Pour des raisons évidentes de coût à l'achat et d'entretien, il est souvent judicieux de limiter son choix à un matériel de début de gamme. Toutefois, un sous-dimensionnement de l'appareil peut tout aussi bien conduire à sa détérioration rapide.

L'attelage de la faucheuse débroussailleuse sur le tracteur convient pour une utilisation en groupe où plusieurs tracteurs sont employés. Rapide et facile à mettre en place, il doit cependant gagner en rigidité par l'ajout de haubans stabilisateurs. Le modèle haut de gamme, souvent employé par un seul tracteur, peut recevoir un châssis d'attelage fixé sur les trompettes du tracteur pour gagner encore en stabilité. Cependant, quel que soit le système d'attelage retenu, l'ensemble tracteur-outil doit être équilibré par un lestage de l'avant et de la roue arrière gauche du tracteur.

Un bras d'une portée de 3 ou 4 m suffit souvent pour un usage agricole. Toutefois, sa longueur doit permettre de nettoyer les bordures de bois jusqu'à une hauteur suffisante ou encore de travailler derrière un obstacle tel qu'une clôture. En effet, le passage sous flèche diffère d'un modèle à l'autre et le vérin de certains balanciers est placé au-dessus du bras.
Un système mécanique peut assurer l'escamotage du bras face à un obstacle. Dans le cas d'un montage du bras sur pivot, l'effacement est permis par une sécurité hydraulique du vérin de balayage. Le pivot autorise par ailleurs un balayage vers l'avant et surtout vers l'arrière afin d'atteindre une zone difficile.
Pour gagner en portée ou faciliter une approche, certaines flèches sont télescopiques. Le bras avancé améliore la visibilité du groupe de broyage en l'amenant sur le côté du tracteur. Cependant, il n'est pas plus visible lorsque le travail a lieu près de la roue du tracteur.

L'huile doit toujours rester de qualité. La vidange et le changement de filtre doivent être réguliers, même pour des matériels qui tournent peu. Un usage intensif demande un volume d'huile important et nécessite la présence d'un refroidisseur du circuit hydraulique.
Les commandes téléflexibles équipent bien souvent les modèles de base. Chaque fonction du bras et de la tête est commandée par un levier. La prise en main par des utilisateurs occasionnels se révèle aisée. Toutefois, un monolevier à hydraulique basse pression ou électrique peut le remplacer. Le modèle électrique évite la présence de flexibles hydrauliques en cabine. De plus, la proportionnalité des commandes offre une précision accrue du pilotage du bras et de la tête.

Le broyeur qui travaille entre 2 et 3 km/h est équipé d'un rotor horizontal à fléaux ou à marteaux. Une largeur de 0,8 à 1 m suffit à une utilisation agricole. L'inversion du sens de rotation du rotor améliore l'efficacité du groupe de broyage. Ainsi, le bois est attaqué de haut en bas tandis que l'herbe subit le mouvement inverse du rotor.
Le moteur hydraulique peut être en prise directe ou placé au-dessus du carter. Dans cette dernière position, l'encombrement latéral est réduit, ce qui facilite le travail en fond de fossé. L'entraînement par courroie crantée demande plus de contrôle et d'entretien, mais préserve davantage le moteur des à-coups transmis par le rotor.

D'un poids de 200 à 250 kg, le lamier, qui comporte souvent quatre scies d'un diamètre de 600 à 700 mm, travaille sur une largeur de 2 à 2,2 m. Les scies se chevauchent et travaillent sur deux plans. Quelques branches peuvent se bloquer entre elles. Pour éviter cela, certains lamiers à trois scies voient celle du milieu devancer les deux autres. Ainsi, elles peuvent toutes être sur un même plan. L'utilisation d'un lamier ou d'un sécateur oblige à disposer d'un bras suffisamment long pour que les branches ne tombent pas sur le tracteur lors d'un travail en hauteur.
Le sécateur est constitué d'une lame dentée qui opère un mouvement alternatif (60 à 80 coups/min) le long d'une contre lame. Il demande peu d'entretien et son poids à largeur de coupe égale est souvent comparable à celui d'un lamier à scies. Certains usages du sécateur ne nécessitent pas toujours l'acquisition d'un bras articulé. Certains modèles peuvent donc être montés avec ou sans déport latéral sur un chargeur frontal ou télescopique. Un vérin de basculement autorise un travail de l'horizontale à la verticale.



OLIVIER CRÉTEUR


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