Publié le vendredi 08 juin 2001
Les capacités de stockage pourraient être totalement engorgées d'ici à la fin de l'été. Fin mai, les stocks des farines animales ont en effet été évalués à 200 000 tonnes et toutes les semaines, ce sont 10 000 tonnes supplémentaires qui s'accumulent. Si d'autres sites ne sont pas mis à disposition et agréés par les pouvoirs publics, toute la filière d'abattage va coincer. ' Sur les 850 000 tonnes de farines qui seront produites cette année, les cimentiers se sont engagés à en utiliser 450 000. On a en France un manque de capacité d'incinération de 400 000 à 500 000 tonnes ', explique Patrick Coelenbier, dirigeant de Saria Industrie. Le 7 mai, les pouvoirs publics ont lancé un appel à proposition pour la mise en place d'incinérateurs, mais cette solution ne pourrait porter ses fruits que dans un délai de trois ans.Réalisant la fragilité de la situation, Dominique Voynet a publiquement affirmé, le 30 mai, qu'il était urgent de trouver de nouvelles solutions. Elle a également souligné qu'un arrêté ministériel était en préparation pour réduire les risques dus aux rejets d'effluents liquides en provenance des abattoirs et des installations d'équarrissage.
H. D.
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