Publié le vendredi 25 mars 2005
Il y a de l'eau dans le gaz entre l'Onic et les opérateurs. Depuis quatre campagnes, l'intervention était sinon marginale, du moins contenue. Quatre années pour oublier les contraintes croissantes de ce débouché. Le réveil est difficile. Tout le monde se plaint du barème des transports, base à partir de laquelle l'Onic rembourse aux offrants le coût d'acheminement de leurs marchandises vers les silos de stockage. Car ce vieux barème sous-évalue les frais. ' Pour des liaisons très particulières, l'écart entre le prix réel et le remboursement de l'Onic peut aller jusqu'à 50 % ', note Philippe Milocheau, chez Agralys. Les problèmes concernent les camions, mais le fret SNCF n'a pas meilleure presse. ' Faute de moyens de transports disponibles et économiques, des OS ont dû retirer leurs offres ', constate un professionnel. A ces contraintes, s'ajoutent les exigences qualitatives. ' Dans notre région, le blé monte péniblement à 11 % de protéines, la moyenne se situant plutôt entre 10,7 et 10,8 %, explique un organisme stockeur du nord de la France. En base juillet, le vrai prix d'intervention se situe donc pour nous à 90 €/t plutôt qu'à 99 €/t. C'est trop faible. '
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