Publié le vendredi 11 mars 2005
Les maires ruraux en ont marre. Ils se battent pour maintenir leurs commerces, investissent dans la rénovation de leurs écoles, installent des salles pour mettre internet à disposition. Ils participent aux commissions de rénovation des services publics quand elles sont réunies, ils acceptent les adaptations rendues possibles par les nouvelles technologies de l'information. Et dans le même temps ils apprennent par la presse que les horaires d'ouvertures de la poste sont réduits, qu'une classe va être supprimée ou leur collège fermé. Ils n'apprécient pas plus que sous couvert de décentralisation ou d'ouverture à la concurrence, la DDE ou la Poste retirent leurs agents titulaires. Alors que des agents polyvalents et reliés en réseau pourraient être maintenus sur le terrrain. Pour répondre à la fronde des maires du rural, le Premier ministre vient d'installer la conférence des services publics en milieu rural. Il a suspendu toute réorganisation qui entraîne une réduction significative du service au public. Il prône la concertation. Les maires attendent avant de se réjouir : seront-ils cette fois entendus ? Quand arrêtera-t-on de dire depuis la ville ce que doit faire la campagne ?
MARIE-GABRIELLE MIOSSEC, JEAN-ALIX JODIER
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