Publié le vendredi 25 février 2005
Un Institut comme l'Inra doit rester compétent ! Nous sommes producteurs de connaissances. Les objectifs de progrès ne sont plus les mêmes qu'après la guerre mais il faut continuer à progresser. Prenons le cas des biotechnologies par exemple. Aujourd'hui, le consommateur les rejette. Mais de notre point de vue, elles restent un outil très puissant pour la recherche. Elles nous aident à comprendre les phénomènes plus rapidement. C'est une voie d'avenir pour les travaux scientifiques! Ce sont les applications de la science qui préoccupent la société. Les opérateurs industriels savent désormais qu'ils doivent en tenir compte. Les contextes de mise en marché sont différents aux Etats-Unis, en Chine et en Europe. Nous sommes aussi des diffuseurs de connaissances. Et il n'y a rien de pire que d'essayer de cacher des choses au consommateur. Mais le citoyen ne peut pas tout assimiler. Comment croire que la diffusion de nos travaux peut se faire en direct vers le grand public ? Nous devons nous appuyer sur des circuits organisés de diffusion de l'information. Même si cela nous demande de travailler sur la forme. Dans le cadre du programme porcherie verte, par exemple, en trouvant les indicateurs des changements souhaitables de pratiques des éleveurs. Autre exemple, le temps de migration des nitrates dans les eaux souterraines en Bretagne est de quinze ans. Quels indicateurs intermédiaires pour suivre l'évolution de l'agriculture ? Il faut se donner le temps de l'échelle des phénomènes naturels et partager les données pour que la société, ainsi mieux associée, soit tolérante envers ces temps longs.
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