Publié le vendredi 14 janvier 2005
Habitué des Axial-Flow, Loïc Delion a adapté les réglages de la dernière-née américaine.
Les Axial-Flow, Loïc Delion, agriculteur à Griselles (Loiret), connaît. Il a côtoyé toutes ces machines, depuis la première génération de 1400 jusqu'aux dernières séries 2300. C'est donc tout naturellement qu'il s'est intéressé aux AFX, la nouvelle évolution de la moissonneuse-batteuse à monorotor débarquée des Etats-Unis. En 2003, quelques exemplaires de la présérie ont participé à la récolte européenne afin de peaufiner l'apprentissage en conditions réelles des nombreux organes ayant évolué : si le rotor et la disposition des différents organes restent presque inchangés, les points faibles sont surdimensionnés de 40 % par rapport au précédent modèle de tête de la gamme. Loïc Delion a fait partie des premiers clients testeurs français. ' Au départ, ce sont surtout les 140 hectares de colza qui m'inquiétaient mais l'assistance du concessionnaire a simplifié la prise en main et l'assimilation des nouvelles fonctions. ' Car les modifications sont parfois importantes par rapport aux anciennes machines. Ainsi le batteur à ôtons et le système de nettoyage autonivelant issus de la banque d'organes de CNH ont des réactions différentes de celles que les utilisateurs chevronnés connaissaient. Ces réactions aux réglages ressemblent plus à celles d'une machine conventionnelle. Toutefois la mise en place de nouveaux repères est facilitée par la centralisation sur un unique écran tactile en cabine de toutes les commandes et contrôles électriques, y compris pour les grilles.Ces caps de prise en main et d'adaptation aux conditions de récolte une fois dépassés, Loïc Delion a apprécié la productivité supplémentaire qu'apporte l'AFX. ' La première bonne surprise est sa maniabilité pendant les transports, taille de guêpe et gabarit hors tout ont bien progressé. Au travail, le rayon de braquage de 4 m associé à la coupe de 9 m limite les manoeuvres des premiers tours de champ. L'arrivée d'un entraînement à variation continue et d'un inverseur sur le rotor ont supprimé les grognements et la marge de sécurité que l'on gardait avec l'ancien variateur à courroie. L'efficacité du travail est plus constante et se rapproche de celle des machines conventionnelles. ' ' Les contre-couteaux escamotés et la vitesse réduite du broyeur en fonctionnement 'tire-paille' nous ont permis de presser des andains. Par contre, l'éparpilleur du mélange de pailles broyées et de menues pailles ne permet pas toujours une répartition uniforme des résidus sur les 9 m de coupe ', commente Loïc Delion. Thibaut Couturier, vendeur de la concession Lesage, précise que le fonctionnement de la partie arrière n'est pas encore satisfaisant. ' Plusieurs évolutions ont été testées en 2004 : les couteaux mobiles et le régime de rotation du broyeur augmenté facilitent le travail de l'éparpilleur dont les déflecteurs réglables en angle et en position permettent de s'adapter aux conditions de récolte. Sur la machine de Loïc Delion, l'orientation du flux d'air a été légèrement modifiée, ce qui améliore bien le fonctionnement du caisson de nettoyage. Nous avons également proposé des évolutions sur le convoyeur et le broyeur. 'EVOLUTIONSLa campagne 2005 devrait récompenser le temps investi par les agriculteurs testeurs avec l'intégration de différentes modifications pour adapter la machine aux conditions européennes. A priori, 2006 devrait voir apparaître une petite soeur nommée AFX 7010, une évolution de l'actuelle 2388. BILAN :ATOUTS Cinématique simplifiée Entretien plus rapide Efficacité s'approchant des machines conventionnelles INCONVÉNIENTS Eparpilleurs en développement Moindre qualité des pailles à presser Poids total malgré le monorotor
FABIEN PIGEON
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