Publié le vendredi 22 octobre 2004
Après un peu plus d'une année de fonctionnement, l'interprofession porcine fait face à d'importantes difficultés. ' Le financement de la taxe d'équarrissage nous pourrit la vie, concède Guillaume Roué, président d'Inaporc. Les abatteurs, mécontents du système choisi, avaient décidé de ne pas financer 95 % du budget le 1 er juillet. Une part ramenée ensuite à 5 %, correspondant au financement du centre technique de la salaison, de la charcuterie et des conserves de viandes qu'ils refusent toujours d'abonder. ' La Cooperl, premier groupement porcin français, refuse quant à elle d'acquitter, depuis le 1 er juillet, ses cotisations ' volontaires obligatoires ' amont, soit un manque à gagner de 340 000 € pour Inaporc. ' Nous refusons cette taxe à destination d'un organisme dont les résultats restent à démontrer ', s'explique Jean-Claude Commault, directeur de la Cooperl. Le budget de l'interprofession arrive à échéance le 31 janvier 2005. Voilà qui augure du débat musclé à l'occasion de son renouvellement.
A.-L. L.
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