Publié le vendredi 18 mai 2001
Parmi les différentes solutions envisagées pour régler la question des effluents ultimes à la ferme, le phytobac est celle qui a sucité le plus d'intérêt auprès des agriculteurs et des techniciens. Trop, au goût du ministère de l'Environnement qui a freiné leurs ardeurs en soulevant la question du sort de son contenu, dans une note adressée au Corpen. Note qui a fait l'effet d'une douche froide. Selon le ministère, il n'y a pour l'instant qu'une destination possible : les déchets industriels spéciaux (DIS)... à 13 000 F la tonne . Ce qui serait rédhibitoire.D'inspiration suédoise, promu par Aventis, le phytobac est une fosse en béton étanche, d'une dizaine de m³ de volume utile. Il contient un mélange de terre et de matières-organiques (paille, fumier pailleux, matière végétale verte,...) afin que les substances actives soient dégradées par les micro-organismes. Avec l'expérience, on s'est aperçu qu'il devait être de préférence couvert, afin de ne pas être engorgé par les eaux de pluie. Un phytobac n'a pas vocation à être la poubelle de l'exploitation et à gérer l'ensemble des effluents produits. Il intervient en dernier ressort sachant qu'en amont, de bonnes pratiques ont été mises en oeuvre. Les essais se poursuivent donc afin de fournir à l'Administration des résultats de dégradation sur un large spectre de molécules et tenter de débloquer une situation juridique parfois ambiguë : dans le même temps, le phytobac n'est-il pas elligible au CTE dans certains départements comme l'Aisne ?
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