Publié le vendredi 03 septembre 2004
Face à un panel sucre qui pourrait se révéler défavorable à l'Europe, la CGB, le SNFS et la FCB font front commun pour défendre le sucre C. Une première.
Bruxelles reproche depuis longtemps à la France de ne pas parvenir à présenter un avis commun concernant la réforme de l'OCM sucre. Une fois n'est peut-être pas coutume, mais la CGB (Confédération générale des planteurs de betteraves), le SNFS (Syndicat national des fabricants de sucre de France), et la FCB (Fédération nationale des coopératives de collecte et de transformation de la betterave) ont jugé bon de monter au créneau ensemble pour défendre le sucre C. En témoigne un communiqué diffusé le 27 août. Pourquoi ce soudain accord ? L'issue du panel lancé par le Brésil, l'Australie et la Thaïlande pourrait s'avérer défavorable à l'Europe. Si tel était le cas, il remettrait en cause les exportations de sucre C, un débouché de 1 Mt pour la France. Sur le fond, les trois syndicats ' partagent un des objectifs majeurs de la réforme, à savoir le maintien d'une production durable de sucre dans l'Union européenne en améliorant, par la spécialisation, la compétitivité de la production sucrière européenne '. Mais ils veulent que Bruxelles aille ' au bout de sa logique de spécialisation '.Autrement dit : la Commission ne doit pas abandonner le sucre C hors quotas que le panel remet en cause, et que fabriquent les pays très compétitifs comme la France. ' Si le panel nous était totalement défavorable et que nous devions choisir entre deux maux le moindre, nous préférerions la disparition des quotas plutôt que leur réduction associée à la perte du sucre C ', traduit Philippe Soubestre, directeur du SNFS. La CGB, quant à elle, préfère ne pas encore expliciter le ' bout de la logique de spécialisation ' : ' Dans le contexte actuel, nous voulons que la Commission revoie sa copie ', se contente de répondre Alain Jeanroy, son directeur, pour lequel Bruxelles n'a plus qu'à proposer. Jérôme Bignon, directeur de la FCB, estime, pour sa part, que ' les quotas nationaux peuvent être un frein '. Affaire à suivre courant septembre, dès la diffusion officielle des résultats du panel.
VALÉRIE NOËL
Je suis abonné(e),
Nos offres d'abonnement
simples ou couplées,
à nos publications
hebdomadaires
et mensuelles
Découvrir nos Offres