Publié le vendredi 11 juin 2004
Jean-Marie, Mikaël, Olivier et Laurent. Quatre collégiens de la ville internes à la campagne.
Alors que de nombreux ruraux prennent le car pour se rendre à l'école en ville, ces jeunes urbains font le chemin inverse. Habitant Nîmes, Alès, voire Montpellier, ils vont à l'école à la campagne. Chaque lundi, ils rejoignent l'internat du collège de Vialas, village Lozérien de 300 habitants. La ville la plus proche, Florac, forte de ses 2 000 habitants, se situe à 45 minutes. Une véritable mise au vert qu'ils apprécient. ' Le cadre est propice aux études. Je fais moins de bêtises que dans mon quartier ', avoue l'un. ' J'apprécie surtout l'ambiance familiale ', enchaîne son copain. Le troisième voulait ' fuir une certaine insécurité '. Ici, les classes ne dépassent pas 20 élèves et le collège 80. Le choix de l'internat se justifie souvent par l'hyperactivité professionnelle des parents, les divorces et un environnement peu favorable. Le cadre rural, l'échelle humaine et un personnel éducatif rodé aux élèves en difficultés rassurent les familles. Ces élèves urbains représentent 80 % de l'effectif du collège. Sans eux, l'établissement, le plus gros employeur local avec la maison de retraite, disparaîtrait. L'apport culturel, quelquefois explosif, reste apprécié par les habitants. De solides amitiés naissent d'ailleurs entre ces enfants de la ville et les ruraux.
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