Publié le vendredi 04 juin 2004
La profession souhaite qu'elle évolue pour une meilleure adaptation à la région.
Alors que la mesure rotationnelle (MAE) est appliquée pour la première fois en Champagne-Ardenne, la profession travaille déjà à l'amélioration du cahier des charges pour une meilleure adaptation aux spécificités régionales. Les exploitations spécialisées en céréales et oléoprotéagineux pour lesquelles la mesure a été conçue se situent majoritairement en périphérie de la région, avec parfois des surfaces à cheval sur une autre région non éligible : c'est le cas avec l'Aisne.La profession a obtenu la possibilité, pour ses exploitations ayant leur siège social en Champagne-Ardenne, de pouvoir engager la totalité de leurs surfaces dans la MAE. Du côté des cultures éligibles, elle voudrait intégrer la pomme de terre fécule et la chicorée inuline, qui ne sont pas considérées comme des légumes (donc exclues de la MAE) puisque destinées à l'industrie. Cette demande est motivée par la faible rentabilité de la fécule enregistrée depuis plusieurs années et les conséquences prévisibles du futur découplage sur cette production. Quant à la chicorée inuline, cette production, qui se développe dans la région avec l'installation d'une usine dans le sud des Ardennes, peut être une solution pour allonger les rotations. Ces demandes d'amélioration du cahier des charges devraient être étudiées par la direction régionale de l'agriculture et de la forêt après l'été pour une éventuelle application en 2005, si elles sont acceptées et si la MAE est rouverte pour la région.
CHANTAL URVOY
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