Publié le vendredi 26 mars 2004
Bernard Rédouin, 55 ans, cultive 85 ha. Hervé Augis a 31 ans et exploite 270 ha. Deux profils différents, mais le même enthousiasme pour les jachères fleuries. ' J'ai connu l'époque où il y avait des coquelicots et des bleuets dans les champs, explique l'aîné. Aujourd'hui, on ne peut plus se le permettre. Pourquoi ne pas retrouver cette ambiance sur les bordures ? ' René, lui, est chasseur. Il voit donc un intérêt pour le gibier, mais reconnaît : ' Les gens s'arrêtent et viennent nous féliciter pour toutes ces fleurs. Ça nous change des critiques habituelles. ' L'un et l'autre apprécient le côté volontaire de la démarche. Mais soulignent : ' C'est quand même du travail, sans rentabilité. Le soin au semis est le même que celui apporté à un colza. ' Pour obtenir une bonne densité, ils incorporent de l'engrais 18-46 pour ' diluer ' la semence et aider le démarrage. Pour le désherbage, l'un a opté pour le quad. L'autre pour le pulvérisateur de 28 m, dont il n'utilise qu'un seul tronçon. ' A chacun de s'adapter. C'est même devenu une compétition amicale entre les agriculteurs du secteur : c'est à celui qui aura la plus belle jachère ! '
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