Publié le vendredi 07 septembre 2001
Les mauvaises conditions climatiques de l'année sont à l'origine de nombreux ratés de désherbage. La reprise en main des parcelles doit passer par des traitements chimiques en complément des actions mécaniques.
Depuis quatre ans, le même scénario se répète : un automne pluvieux qui provoque la levée des adventices automnales, suivi d'un hiver doux qui n'induit pas d'arrêt de végétation. Le printemps humide favorise, ensuite, la croissance des ray-grass et des vulpins, mais aussi celle des levées tardives. En 2000, ces conditions météorologiques ont retardé les implantations et n'ont laissé que de très courts créneaux pour le désherbage précoce. ' Dans la Beauce, normalement, 50 % des désherbages sont faits à l'automne, commente Dominique Descoureaux de la chambre d'agriculture de Blois. L'année dernière, seulement 1 % avait été réalisé. 'De plus, la pluie printanière a empêché les rattrapages au bon moment. Début avril, des parcelles contenaient beaucoup d'adventices très développées. ' Avec de telles densités, les doses préconisées font figure de traitements homéopathiques, explique Jacques Gasquez, de l'Inra de Dijon. Pour reprendre le contrôle d'une parcelle très sale, il faut traiter avec les doses homologuées. ' Les conséquences d'un désherbage raté sont multiples. Si l'on constate directement une baisse du rendement pouvant atteindre 5 %, des effets à plus longs termes peuvent se manifester, tels que la dissémination des adventices vers d'autres parcelles.
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