Publié le vendredi 23 janvier 2004
Incorporés en faibles proportions dans l'essence ou le gazole, les biocarburants ne nécessitent pas d'adaptation particulière des moteurs. Cette situation arrange bien les motoristes français (Renault, PSA) et japonais qui n'ont pas de véritable programme de développement pour ces carburants. PSA s'inquiète de la qualité du mélange au-delà de 5 % de biodiesel tandis que Honda et Toyota préfèrent investir dans la recherche sur les véhicules électriques. Les Allemands (Volkswagen, Daimler-Chrysler) et les Américains (Ford, GMC) sont les seuls à disposer de moteurs spécialement adaptés aux biocarburants, en particulier à l'éthanol. Depuis 1970, toutes les automobiles vendues en Amérique du Nord peuvent utiliser des mélanges de 10 % d'éthanol, sans adaptation particulière. En revanche, le carburant contenant 85 % d'éthanol qui se développe actuellement outre-Atlantique doit être employé dans des véhicules spécifiques. Ces modèles polyvalents figurent au catalogue des trois principaux constructeurs américains et sont adaptés à tous les mélanges d'éthanol et d'essence, indépendamment des proportions de chaque carburant. Pour l'utilisateur, les seules contraintes sont l'emploi d'un lubrifiant spécifique et l'obligation de vidanger le moteur tous les 5 000 km au lieu de 15 000 km avec un moteur classique.
Je suis abonné(e),
Nos offres d'abonnement
simples ou couplées,
à nos publications
hebdomadaires
et mensuelles
Découvrir nos Offres