Publié le vendredi 27 avril 2001
Maryse et Patrice Pichaud ont abandonné la ventilation statique pour un système dynamique. Leur marge poussin-aliment a progressé de 40 F/m².
Vu nos résultats techniques, soit nous rénovions le plus grand bâtiment (1 000 m²), soit nous arrêtions nos 3 700 m² de poulailler statique, reconnaissent Maryse et Patrice Pichaud, éleveurs de volailles à Saint-Hilaire-de-Loulay en Vendée. Après la mise en place de la ventilation dynamique, le poids moyen des dindes a grimpé de 200 g et l'indice de consommation a baissé de 0,15 point. ' Un défaut de structure bloquait les marges de progrès : une faible pente du toit, associée à un lanterneau mal dimensionné, gênait la circulation de la veine d'air dans ce bâtiment de 12,4 m de large. Des difficultés pour gérer les températures élevées les cantonnaient à ne produire que de la dinde. Suivant l'exemple d'autres éleveurs du groupement Ciab-Arrivé, ils n'ont pas hésité en 1996 à installer une ventilation dynamique à extraction monolatérale.Pour un investissement d'un peu plus de 200 000 francs, les résultats sont là : + 40 à 50 F/m²/an de marge poussin-aliment en dinde avec la possibilité de produire également des poulets et des pintades. ' Un tel bâtiment peut contenir deux poulets de plus par m² en été, souligne Louis-Marie Allain, responsable du groupement Ciab-Arrivé. A performances égales, c'est environ 5 F/m² supplémentaires. ' Cinq turbines de 40 000 m³ par heure régulées par des autotransformateurs ont donc été encastrées sur un côté du poulailler. La sortie d'air par le lanterneau a été obturée par un volet de sécurité et l'étanchéité corrigée en différents points (raccords du bardage, ajustement des volets ascenseurs, obturation des ondes des tôles alu en plafond, bouchage des trous). Des travaux d'isolation avaient déjà été réalisés auparavant. Patrice et Maryse en ont profité pour installer un chauffage d'ambiance en abandonnant les radiants localisés au profit de deux aérothermes intérieurs de 54 kW. ' Aujourd'hui, la tendance est de fixer quatre petits canons pour mieux répartir l'air chaud dans le bâtiment ', explique Patrice. Concernant le coût du fonctionnement, ils ont remarqué une hausse des factures d'électricité qu'ils ne peuvent répartir entre les différents bâtiments. ' Mais en gaz, c'est sûr, nous gagnons au moins 3 kg/m², soit 10,95 F/m² ', précisent-ils. Deux années leur ont été nécessaires pour apprivoiser ce nouvel outil et moins redouter les pannes. ' Quand les volailles ne se portaient pas bien, il n'était pas évident de savoir si cela était liée à un mauvais réglage ou à un problème pathologique ', ajoute Patrice.
Hélène Descloux
Je suis abonné(e),
Nos offres d'abonnement
simples ou couplées,
à nos publications
hebdomadaires
et mensuelles
Découvrir nos Offres