Publié le vendredi 12 septembre 2003
Les solidarités familiales, de voisinage et associatives ont permis de maintenir le lien avec les personnes âgées, et de les protéger des effets de la canicule.
Cet été, tout s'est bien passé. Nous n'avons pas eu de décès à déplorer en raison de la canicule ', déclare Christine Vallet, directrice de l'association d'aide à domicile en milieu rural du Lot-et-Garonne. Une institution dont le but est de permettre aux personnes âgées de rester chez elles, dans les meilleures conditions possibles, en leur offrant une palette de services qui vont de la simple aide ménagère à l'auxiliaire de vie ou de soins.Rompre l'isolement, tel est le maître mot. ' A la campagne, l'aide à domicile est souvent, avec le facteur, la seule personne que ces personnes âgées reçoivent. Il faut faire en sorte qu'aucune de ces personnes isolées ne passe à travers les mailles du filet tissé par le réseau associatif ', explique Christine Vallet. Certes, dans ce département du Lot-et-Garonne on est habitué à vivre avec la chaleur et l'air y est moins irrespirable qu'en ville par jour de trop forte chaleur. Par ailleurs, les maisons sont plus faciles à protéger et à aérer que des appartements coincés entre béton et bitume. Il n'empêche, dans les campagnes, les solidarités, qu'elles soient familiales, de voisinage ou associatives ont permis de passer le cap de la canicule sans encombres. ' Dans un village, les volets d'une maison occupée par une personne âgée ne restent pas fermés vingt-quatre heures sans qu'un voisin ne s'alarme et ne vienne prendre des nouvelles ', explique Christine Vallet. L'impression est confirmée : ' Nous n'avons pas enregistré d'effet canicule. Les associations étaient en première ligne et les bénévoles se sont mobilisés, notamment pour prendre le relais des aides à domicile ou des familles en cas de besoin ', déclare Annie Morel, de l'Union nationale des associations d'aide à domicile en milieu rural. Un réseau qui, outre l'aide aux familles, s'occupe de plus de 110 000 personnes âgées réparties sur tout le territoire rural. ' Le phénomène d'abandon familial est moins fréquent qu'on a bien voulu le dire. Les familles, ont le droit de souffler également et de partir en vacances, surtout quand elles prennent en charge des maladies lourdes qui entraînent des contraintes importantes ', poursuit Annie Morel.
JEAN-ALIX JODIER
Je suis abonné(e),
Nos offres d'abonnement
simples ou couplées,
à nos publications
hebdomadaires
et mensuelles
Découvrir nos Offres