Publié le vendredi 13 avril 2001
L'appel unitaire, lancé lors du congrès, le 4 avril, par la FNSEA en direction des autres syndicats agricoles pour sauver l'élevage, n'a pas rencontré (et on pouvait s'y attendre) un écho partout favorable.José Bové a qualifié cet appel de ' pathétique ' et René Louail, porte-parole de la Confédération paysanne a demandé à la FNSEA de faire son mea culpa sur les erreurs commises depuis des décennies. ' Si Luc Guyau veut conserver l'existant, continuer la politique agricole actuelle, alors personne ne peut le suivre. On n'a pas de raisons de se joindre à un appel unitaire ', a-t-il déclaré. Sur le principe, la Coordination rurale est, elle, plutôt d'accord, mais ' tout dépendra des revendications que la FNSEA va mettre derrière cet appel unitaire. S'il s'agit de défendre la vocation exportatrice de l'agriculture, il n'en est pas question ', a précisé François Lucas, son président. C'est aussi lui qui a qualifié cet appel unitaire ' d'hypocrite ' ce faisant l'instigateur de cette union au lendemain des élections aux chambres d'agriculture. Tentative alors avortée en l'absence de réponse de la FNSEA. Le Modef se dit ' prêt à se joindre à des initiatives communes pour trouver des solutions financières aux éleveurs '. D'après Raymond Girardi, le secrétaire général, ce syndicat avait aussi souhaité une conférence nationale sur l'agriculture. Pour sa part, le président de la République s'est déclaré solidaire de l'appel lancé par Luc Guyau. ' L'enjeu est tel que cet appel de solidarité, qui a été lancé au nom des paysans par Luc Guyau, doit être entendu par le peuple français et pas seulement par les professionnels ', a déclaré le chef de l'Etat.
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