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La France Agricole numéro 2883

Semer du ray-grass avec le canon d'irrigation

Publié le vendredi 20 avril 2001

A partir d'un doseur adapté sur le circuit de pompage, André Constantin disperse de la semence de ray-grass tout en irriguant son maïs.

Eleveurs de blondes d'aquitaine à Saint-Pierre-sur-Dropt (Lot-et-Garonne), André Constantin et son épouse produisent du maïs irrigué. André Constantin a imaginé disperser de la semence à la volée en l'incorporant à l'eau d'irrigation afin de disposer d'un pâturage pour l'hiver. Il a alors inventé un dispositif assez simple pour mélanger les graines à l'eau.
Avec ce système, André Constantin a semé du ray-grass le 22 août 2000 à la dose de 12 kg/ha, simultanément à un apport d'eau de 25 mm. ' Le canon est équipé d'un Gun Corner qui favorise une répartition homogène, explique-t-il. J'ai choisi la variété Taldor, car elle s'accommode de la luminosité réduite sous le maïs. ' Ce dernier a été récolté en grain le 9 décembre. Sur une partie de la parcelle où les tiges n'ont pas été broyées, le ray-grass s'est bien développé. Sur une autre partie, les tiges de maïs ont été broyées et leurs résidus ont étouffé le ray-grass. Un essai a également été réalisé avec du trèfle : les herbicides rémanents du maïs ont empêché son développement. En outre, André Constantin se pose des questions quant à l'abrasivité de cette graine vis-à-vis de la pompe.
Pour ne pas salir la parcelle suivante, il est donc recommandé de stopper l'injection de graines avant la fin du dernier cycle, ou de faire circuler l'eau dans le circuit en la ' jettant ' au fossé par exemple.
Cette technique permettrait d'implanter à moindre coût un couvert végétal durant l'interculture, en vue de semer ensuite des cultures de printemps. ' Avec un prix de l'appareil estimé à 5 000 F, le coût du semis est faible, d'autant plus que l'appareil peut être partagé ', estime André Constantin. Il prévoit de faire fabriquer cet appareil en inox et de le faire distribuer, avec une trémie plus grande, la capacité du prototype (7-8 kg) étant insuffisante. ' On pourrait même imaginer réaliser de la fertigation en remplaçant la semence par de l'ammonitrate. ' Une trémie plus volumineuse et une mèche de plus forte section seraient alors nécessaires.


Vincent Boddaert


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