Publié le vendredi 15 septembre 2006
Les entreprises phytosanitaires s'intéressent de près au marché hongrois, très porteur. Elles pourraient y développer des produits spécifiques.
Pierre Cohadon, directeur de Syngenta Agro Hongrie' Le marché hongrois de la protection des plantes représente 250 millions de dollars ($), soit quatre fois moins qu'en France. Mais le potentiel est fort, car les niveaux d'intrants sont faibles. En 2004-2005, les dépenses en phytos ont grimpé de 4 % alors qu'elles stagnaient en France et en Allemagne. Durant l'ère communiste, la Hongrie a développé une agriculture intensive. La fertilisation moyenne montait à 250-300 kg/ha, alors qu'elle est tombée à 120 kg/ha avec le démantèlement des coopératives en 1991. La hausse des paiements directs, qui doivent monter à 400 $/ha en 2010-2013 contre 40 avant mai 2004, renforce ce potentiel. Ce pays a encore une croissance agricole, au moins durant les sept ans d'aide assurés par l'Europe. C'est un marché où nous nous devons d'être présents et de répondre aux besoins, éventuellement en développant certaines matières actives adaptées. En 2004, nous avons par exemple lancé le produit Force contre Diabrotica virgifera en maïs avec une homologation hongroise. '
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