Rechercher

 

  Accueil

 

La France Agricole numéro 3157

Recréer une dynamique

Publié le vendredi 03 novembre 2006

Pas à pas, la Commission rogne sur les budgets destinés à l'agriculture. Après les réflexions à haute voix de Mariann Fischer Boel (la commissaire européenne à l'Agriculture) sur l'avenir des quotas laitiers, arrivent les tours de vis sur l'intervention dans le secteur des céréales (voir page 14).
Par ailleurs, la semaine dernière, le ministère de l'Agriculture français, fixait à 2,2 %, le prélèvement sur les droits à paiement unique (DPU). Ce rabotage s'ajoute à la modulation de 3 % pour 2005 ; modulation qui progressera de un pour cent l'an prochain... Enfin l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie nécessitera, probablement, des arbitrages supplémentaires, au détriment des revenus agricoles. Non content des baisses programmées des aides destinées au monde agricole, Bruxelles annonce, pour 2008, l'examen de nouveaux scénarios pour la Pac.
La bonne gestion des finances des vingt-cinq états membres ne peut qu'être saluée et encouragée. Encore faudrait-il avoir des certitudes sur le bon usage de l'argent soustrait à l'agriculture. L'Europe veut répondre positivement aux campagnes de communication soigneusement organisées par des lobbies efficaces. Ainsi, les chercheurs seraient les grands bénéficiaires des redéploiements. Encore faudrait-il avoir des certitudes sur l'efficacité de la recherche européenne qui engloutit beaucoup d'argent avec de faibles résultats. Pour l'agriculture, la Commission fait, certainement, de bons diagnostics. Ainsi, l'accumulation des stocks de maïs en Hongrie est bien réelle. Dans un autre ordre d'idée, personne ne conteste les effets perturbateurs des aides à l'exportation qu'elles soient européennes, américaines ou australiennes...
La Commission devrait toutefois sortir de sa posture de petit comptable des deniers européens. Les équilibres énergétiques ou alimentaires de notre monde ou l'avenir de la planète avec l'environnement, et plus particulièrement le réchauffement climatique, n'intéressent pas certains commissaires. Il est surprenant que Bruxelles ne soit pas plus impliqué sur les biocarburants ou la biomasse. Une planification des investissements à l'échelle du continent et l'octroi de financements européens dans ces domaines seraient sans doute bien plus efficaces que des mesures étriquées sur l'intervention. Ne faudrait-il pas, par exemple, aider à la construction d'usines de bioéthanol en Hongrie ? Ou encore désenclaver certaines régions de l'Europe de l'Est, d'autant que des solutions seraient probablement à portée de main grâce à une meilleure utilisation de fleuves, comme le Danube, pour acheminer les céréales. L'Union européenne peine toujours pour construire de vrais projets politiques.
A quand un regard lucide et clairvoyant sur l'avenir ?


  • agrandir
  • réduire


SERVICES EXPERTS

Je suis abonné(e),

Mon identifiant :
Mon mot de passe :  
| Aide |
Identifiants oubliés ?
Comment s'inscrire sur le site ?
Toutes les offres d'abonnement
Feuilletez un ancien numéro

SONDAGE

Utilisez-vous le guidage par satellite pour vos travaux aux champs ?

Tous les Sondages
NEWSLETTER

Retrouvez
tous les
numéros de
La France Agricole
Aujourd'hui

Archives de
La France Agricole

Recherchez

dans les archives de la France Agricole et

Feuilletez

les numéros depuis 2004

Suivez La France Agricole :

Nos offres d'abonnement
simples ou couplées,
à nos publications
hebdomadaires
et mensuelles

Découvrir nos Offres

Les publications du Groupe France Agricole