Publié le vendredi 27 juin 2003
En 1998, La France agricole relatait l'expérience d'Alain Cullot, céréalier dans la Marne, un pionnier du Pog. Cinq ans après, cet agriculteur a décidé de vendre son blé sur le Matif. ' Les variations de prix au niveau du Matif sont plus fortes qu'avec le Pog, explique-t-il. Et le coût, 0,5 €/t, est très réduit. Comme il est plus faible, je peux faire des bénéfices avec des variations de cours beaucoup plus petites. Ce qui me permet de m'en sortir quand le marché reste atone. ' Le système présente plus de risques (aucun cours n'est garanti) et demande plus de technicité et de suivi, notamment parce que les positions de chacun des intervenants sont redéfinies tous les soirs. Mais ' les poussées d'adrénaline sont plus fortes ! ' s'amuse Alain Cullot. L'exploitant mesure toutefois le risque : il ne vend par ce biais que 10 % de son blé.
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