Publié le vendredi 16 mars 2001
La Commission ne prévoit pas, pour le moment, d'augmenter nettement l'enveloppe allouée à l'OCM ovine. Au grand dam des moutonniers.
La Fédération nationale ovine (FNO) tiendra son assemblée générale le 22 mars, mais le programme ne sera fixé qu'au dernier moment, actualité oblige. La réforme de l'Organisation commune de marché (OCM) devrait cependant occuper une large part des débats. La Commission européenne devait, en effet, présenter des propositions d'ici à la fin du mois, annonce qui sera sans doute différée pour cause de fièvre aphteuse. Cela laisse un peu plus de temps aux professionnels pour inciter Bruxelles à revoir son budget à la hausse.Selon les premiers éléments disponibles, la Commission prévoit, en tout et pour tout, une PCO (prime compensatrice ovine) fixe de 21 euros (137,75 F), une prime au monde rural de 7 euros (45,92 F) et une petite marge de manoeuvre pour un éventuel stockage privé. Au final, le budget annuel pour l'OCM tournerait autour de 1,9 milliard d'euros, soit guère plus que celui accordé au cours des dix dernières années (1,8 milliard d'euros en moyenne annuelle). Or, pour maintenir la production, à défaut de la relancer, la FNO estime qu'il faut 2,4 milliards d'euros. Toute la difficulté est d'accorder plus de crédits aux ovins sur un budget européen déjà fortement malmené par la crise bovine et, peut-être demain, par la fièvre aphteuse. Mais les moutonniers attendent que le rôle multifonctionnel de leur production soit enfin reconnu à sa juste valeur et que ' les actes correspondent aux discours '.
Cécile Blanchard
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